Bientôt 50 ans de carrière (14)

Publié: 8 mars 2021 dans Formation, Réflexions
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Compétences du formateur en ligne et technologie

– Bonjour Jacques !

Tu évoques parfois le fait que des collègues ont des difficultés à passer de la modalité présentielle à la modalité hybride et tout distancielle du fait de leur niveau d’expertise dans l’utilisation des outils liés à l’informatique. As-tu des conseils à donner à propos de ce souci ?

– En effet, un organisme de formation qui souhaite introduire le distant dans sa pratique forme ses personnels sur les aspects pédagogiques de cette modalité particulière. Mais, j’ai souvent observé que les aspects techniques (utilisation du numérique) sont souvent laissés de côté, peut-être parce que l’on pense que tous les formateurs·trices ont le niveau ?

Cette omission est fâcheuse, car de nombreuses personnes sont vite bloquées dans l’avancement de leur travail.

L’utilisation quotidienne d’un ordinateur, d’un smartphone, d’une tablette fournit le socle de base des compétences utiles. Et il est vrai que la plupart des personnes sont à ce niveau d’utilisation. Peu d’entre-elles sont ainsi de grandes débutantes !

– Pourrait-on ainsi établir une liste de compétences ? Qu’en penses-tu ?

– Oui, tu as raison. Je me lance !

Pour une meilleure autonomie dans la pratique pédagogique au quotidien, on pourrait lister quelques éléments clés :

  • Gérer ses fichiers

Discerner leurs types en les identifiant par leurs extensions (.pdf, .docx, .html, …), les organiser dans des dossiers et sous-dossiers. Les fichiers de la formation « F » seront déposés dans le dossier « Formation_F ». Ce dossier sera subdivisé en sous dossiers : Textes, Images, Sons, Vidéos, …

  • Sauvegarder son travail réalisé est une nécessité « vitale »

S’équiper d’un logiciel de sauvegarde, d’un disque dur externe, d’un nuage (cloud) efficace.

Travailler avec un seul exemplaire, c’est traverser les chutes du Niagara sur un fil sans corde d’assistance en cas de chute ! Les ordinateurs d’aujourd’hui sont de plus en plus fiables, on en vient à oublier que la panne ne prévient pas. Ou la casse, ou le vol, …

  • Utiliser une plateforme de formation asynchrone, béaba ?

L’organisme de formation est équipé d’une plateforme de formation. Son utilisation nécessite un apprentissage. Une formation initiale et continue est à organiser pour l’équipe. Le son et la vidéo sont de plus en plus intégrés dans les parcours de formation. Des formateurs ont leur propre chaîne Youtube… Il faut ainsi doter les collègues d’outils logiciels pour gérer ces médias.

On peut créer un parcours intitulé « Bac à sable » dans lequel le formateur peut faire tous ses tests sans risquer de faire des bêtises sur le vrai parcours. C’est comme la cale martyre utilisée en menuiserie pour protéger la planche originale !

  • Utiliser une plateforme synchrone

Avec la pandémie, cette modalité de formation s’est très vite mise en place. Mais est-ce si simple de se connecter en direct avec des personnes distantes ? Techniquement, quels sont les pré-requis nécessaires ? Quid du matériel utile (ordinateur, webcam, micro, débit de connexion) et de l’environnement de travail (un bureau dédié, éclairage, décor derrière soi, …)

  • Se doter d’un logiciel auteur

L’utilisation d’un logiciel auteur (j’utilise Exelearning – http://exelearning.net) inclut des outils pédagogiques prêts à l’emploi. De plus il permet de produire des parcours qui seront utilisables sur d’autres plateformes, car il autorise l’export au modèle SCORM dont voici quelques particularités :

« Accessibilité : capacité de repérer des composants d’enseignement à partir d’un site distant, d’y accéder et de les distribuer à plusieurs autres sites.

Adaptabilité : capacité à personnaliser la formation en fonction des besoins des personnes et organisations.

Durabilité : capacité de résister à l’évolution de la technologie sans nécessiter une re-conception, une reconfiguration ou un recodage.

Interopérabilité : capacité d’utiliser dans un autre emplacement et avec un autre ensemble d’outils ou sur une autre plate-forme des composants d’enseignement développés dans un site, avec un certain ensemble d’outils ou sur une certaine plate forme. Note : il existe plusieurs niveaux d’interopérabilité.

Réutilisabilité : souplesse permettant d’intégrer des composants d’enseignement dans des contextes et des applications multiples. »

Sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sharable_Content_Object_Reference_Model

  • Assurer une assistance de premier niveau

L’intervenant doit pouvoir aider les apprenants à solutionner leurs problèmes techniques de base. Par exemple, paramétrer le micro pour la classe virtuelle, configurer le navigateur pour que tout s’affiche correctement à l’écran, gérer le bon type de fichier à déposer sur la plateforme, …

Formateur = Géo Trouvetou !

– Merci Jacques ! Je vais appliquer tes conseils !

Jacques Cartier, consultant expert international

www.espace-formation.blog – www.espace-formation.eu – www.jacques-cartier.fr

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