Archives de la catégorie ‘Réflexions’

Le pédagogue Pestalozzi : par Conrad Ermisch — Numérisation personnelle, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27442

Crise de recrutement d’enseignant(e)s

A cette rentrée, une crise profonde touchant au recrutement des enseignant(e)s s’est révélée au grand jour.

Il a été mis en avant le fait que ce métier dans notre pays est vraiment sous rémunéré, ce qui n’est pas un scoop pour quelqu’un qui, comme c’est mon cas, a travaillé plus de quarante dans le système éducatif.

Le démarrage de carrière vient d’être fixé à 2000 euros, c’est une bonne avancée. Mais est-il suffisant d’évoquer la rétribution comme seule raison de ce désamour du métier, je ne le crois pas. Je pense que le problème est plus profond et touche à l’institution elle-même et à son fonctionnement.

L’organisation de l’Éducation reste très hiérarchique. L’enseignant(e) est un maillon considéré comme secondaire par son autorité de tutelle. L’inspection reste une façon d’évaluer les personnels qui date et cherche depuis longtemps à se réformer sans y parvenir. Elle maintient ainsi le personnel sous sa coupe. Or la personne qui enseigne est un cadre A de la fonction publique :

« Les fonctionnaires chargés de fonctions de conception, de direction et d’encadrement relèvent de la catégorie A. Sont également classés en catégorie A tous les corps d’enseignants. »

Source : https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/publications/coll_ressources_humaines/fp_categorie_a.pdf

Le statut de ce fonctionnaire doit être revisité pour que ce métier essentiel redore son blason.

Bien à Vous,

Jacques Cartier

espace-formation.eu – jacques-cartier.fr

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Ligne pédagogique

De nombreux organismes de formation affichent clairement leur ligne pédagogique.

Une école suisse basée à Yverdon dans le canton de Vaud indique sur son site – https://www.arpih.ch/ :

« En tant que catalyseur d’apprentissage, il est amené (1) à assumer tour à tour ou en même temps différents rôles. Ainsi, il doit être organisateur, facilitateur, vulgarisateur, « passeur » (établir des ponts entre l’univers de la pratique professionnelle et celui du savoir expert), vecteur d’autonomie, médiateur, animateur, modérateur et évaluateur. »

(1) le formateur

Pour télécharger le document dans son entier : https://www.arpih.ch/wp-content/uploads/2015/03/GDF-ORG-01-LIGNE-PEDAGOGIQUE.pdf

Les rôles indiqués ne sont peut-être pas du goût de certains formateurs plus habitués à jouer un rôle de transmetteur de savoirs. Peut-être que certains voient une sorte de perte de prestige à jouer au « passeur », au « facilitateur ».

Mais, en andragogie, la demande qui est faite à un intervenant porte sur la diversification de ses méthodes pédagogiques et pas seulement sur la projection d’un diaporama commenté.

Sur ce point, les organismes de formation ont à former les personnels qu’ils emploient. Trop souvent, les formateurs occasionnels sont recrutés sur leurs compétences professionnelles et mis devant un public sans aucune formation initiale ou continue. Ils font comme ils peuvent avec leur vision de l’enseignement. Difficile pour eux d’imaginer un autre paradigme sans les apports d’une formation solide.

Bien à Vous,

Jacques Cartier

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Être formateur ou formatrice, ça s’apprend ?

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Les personnes que j’accompagne comme mentor sont souvent des intervenantes occasionnelles dans le monde de la formation. Leur entourage professionnel leur confie des missions de formation, car elles ont des compétences avérées dans l’exercice de leur métier, elles font preuve d’empathie.

Mais on a tendance à les parachuter dans une salle de formation devant un public sans aucune formation pédagogique. Elles font un peu comme ça vient.

Plus ces pédagogues en herbe avancent dans la formation que je mentore et plus ils prennent conscience que l’activité de formateur est un métier. Des éléments théoriques sont importants à intégrer dans la pratique quotidienne. Par exemple, rédiger des objectifs pédagogiques, créer des activités motivantes, imaginer des évaluations en lien avec les objectifs et les activités. (l’alignement pédagogique)

Ce matin encore, un formateur en cuisine m’a indiqué qu’il revisite complétement sa pratique grâce aux apports de la formation qu’il suit. Il intègre même depuis quelques temps de la pédagogie inversée !

Bien à Vous,

Jacques Cartier

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Être mentor validateur consiste à faire passer des soutenances en ligne à des étudiant(e)s dans le cadre de formations d’adultes diplômantes.

On reçoit les documents 48 h avant le direct pour avoir le temps de les lire et d’être ainsi plus perspicace pour rédiger un compte rendu d’évaluation fiable.

Mais parfois, cette lecture réserve des surprises. Très rapidement, les écrits sont une succession de copiés / collés issus de la Toile. En fait, il n’y pas (ou rarement) de mauvaise intention. Il s’agit plutôt d’une méconnaissance du droit d’utilisation des ressources foisonnantes du Web. Comme si ce lieu était une auberge espagnole ouverte à tous les vents, dans laquelle on peut venir se servir à sa guise.

L’apprenant(e) réalise ainsi un document qui peut être bien structuré, logique. Sauf que sa griffe est absente.

J’ai ainsi à vérifier l’intégralité des écrits en indiquant la liste des sites utilisés. C’est long et fastidieux.

En début de formation, il serait intéressant de mettre à disposition des intéressé(e)s un parcours de formation sur la façon de rédiger un document, d’utiliser les sources, de respecter le droit d’auteur, de se pencher sur l’utilisation des licences Creative Commons. (Voir mon parcours de formation sur ce thème)

Bien à Vous,

Jacques Cartier

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Le formateur digital (2)

Publié: 22 avril 2021 dans Formation, Réflexions

Le formateur doit-il être un peu beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout digital ?

Bien à Vous,

Jacques Cartier

Consultant international – http://www.espace-formation.euhttp://www.jacques-cartier.fr

Le formateur digital (1)

Publié: 17 avril 2021 dans Formation, Réflexions

Source : https://pixabay.com/fr/illustrations/communication-t%C3%AAte-ballons-l-homme-1991849/

Avec la pandémie actuelle, le formateur travaille de plus en plus à distance depuis son domicile.

Mais comment doit-il s’organiser pour effectuer ses tâches, dans quel espace de travail (son bureau) et avec quels outils.

Cette vidéo est la première consacrée à ce thème.

Bien à Vous,

Jacques Cartier

Consultant international – http://www.espace-formation.euhttp://www.jacques-cartier.fr

https://www.flickr.com/photos/repolco/48843691472/sizes/c/

Source : Francesco Bergamini – L’instituteur Absent – https://www.flickr.com/photos/repolco/48843691472/sizes/m/

Bonnes pratiques ?

– Jacques, bonjour !

Je voudrais évoquer aujourd’hui la notion de bonnes pratiques en pédagogie. Existe-t’il une méthode pédagogique miracle ?

– Sur ce sujet, les prises de positions un peu intransigeantes concernant les bonnes pratiques en pédagogie ne manquent pas. La bonne pratique serait une pédagogie active ou inversée ou collaborative. J’entends même des commentaires peu conciliants, peu amènes, sur la pédagogie dite « traditionnelle ». Comme s’il ne fallait plus jamais s’adresser à un public en direct sous une forme expositive dans une architecture de classe « à l’ancienne ». Tu vois que je mets certains mots entre guillemets !

Il me semble, dans mon action quotidienne, que je choisis la méthode en fonction de mon public, de ses réactions aux travaux entrepris. À un moment donné, la mise en groupes des participants pour une tâche particulière semble être le bon moyen de déclencher les apprentissages. À un autre moment, l’intervention magistrale d’un quart d’heure semble être le bon vecteur.

C’est cette variété de choix de modalités qui me semble riche autant pour les apprenants que pour moi-même. Et puis, un enseignant ou un formateur est peut-être plus à l’aise et habile dans un contexte traditionnel sans que ce terme soit péjoratif. Il ne va pas, d’un claquement de doigts, passer à une pédagogie en mode travail de groupes. Cela nécessite une prise de recul sur sa pratique et donc du temps, des rencontres, des essais, …

Je perçois aussi ce problème dans l’utilisation du numérique. Certains sont un peu inconditionnels de l’utilisation du digital, comme d’autres restent très distants. Là encore, tout dépend du contexte, du travail à réaliser, de l’équipement disponible, de la qualité de la connexion, … Il ne s’agit pas de faire du digital pour du digital !

Peut-être que la feuille de papier, le post-it, le tableau blanc répondent mieux à l’objectif formulé de la séance, ou alors c’est l’ordinateur qui se révèle le plus efficace. À voir ! À tester !

Il me revient à l’esprit une remarque d’un collègue qui avait assisté à un cours et qui me disait : « Tu te rends compte, le professeur a présenté son cours avec un diaporama ! ». Comme si le diaporama faisait un peu ringard et n’était pas une utilisation satisfaisante et suffisante du numérique en classe. Peut-être que le collègue qui assurait le cours était à l’aise dans l’utilisation de l’outil de présentation et pas encore sur d’autres logiciels ou espaces en ligne. Et très certainement, demain ou après-demain, il va avoir l’idée de laisser quelques diapositives vides que les apprenant(e)s devront compléter. L’outil de présentation devient alors (aussi) support d’activité.

– Jacques, il n’y aurait ainsi pas de bonne pratique, il y aurait des pratiques ?

– Lorsque j’étais tout jeune futur instituteur (j’avais royalement dix-huit ans), j’ai participé à un stage de plusieurs semaines dans la classe d’un collègue qui pratiquait la pédagogie Freinet. J’ai vite compris le travail de fond qu’il avait accompli pour que sa classe ressemble à un véritable atelier de pratiques pédagogiques.

Il avait une classe à tous les cours (de la maternelle au cours moyen 2ème année). Souvent, les élèves étaient à plusieurs endroits des deux salles, organisés en différents groupes pratiquant des activités différentes. Le maître passait d’un groupe à l’autre, fournissait des conseils, des outils de travail, de la méthode. Toujours avec beaucoup d’empathie.

Pour être à l’aise dans ce mode de travail, il avait sûrement passé un nombre d’heures impressionnant pour se former lui-même, pour bâtir ses séances, transformer sa classe en une bibliothèque des apprentissages.

– Merci Jacques, toujours le mot pour relativiser !

Jacques Cartier, consultant expert international

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Source : https://pixabay.com/fr/illustrations/outils-marteau-cl%C3%A9-tournevis-vis-5112178/

Compétences du formateur en ligne et technologie

– Bonjour Jacques !

Tu évoques parfois le fait que des collègues ont des difficultés à passer de la modalité présentielle à la modalité hybride et tout distancielle du fait de leur niveau d’expertise dans l’utilisation des outils liés à l’informatique. As-tu des conseils à donner à propos de ce souci ?

– En effet, un organisme de formation qui souhaite introduire le distant dans sa pratique forme ses personnels sur les aspects pédagogiques de cette modalité particulière. Mais, j’ai souvent observé que les aspects techniques (utilisation du numérique) sont souvent laissés de côté, peut-être parce que l’on pense que tous les formateurs·trices ont le niveau ?

Cette omission est fâcheuse, car de nombreuses personnes sont vite bloquées dans l’avancement de leur travail.

L’utilisation quotidienne d’un ordinateur, d’un smartphone, d’une tablette fournit le socle de base des compétences utiles. Et il est vrai que la plupart des personnes sont à ce niveau d’utilisation. Peu d’entre-elles sont ainsi de grandes débutantes !

– Pourrait-on ainsi établir une liste de compétences ? Qu’en penses-tu ?

– Oui, tu as raison. Je me lance !

Pour une meilleure autonomie dans la pratique pédagogique au quotidien, on pourrait lister quelques éléments clés :

  • Gérer ses fichiers

Discerner leurs types en les identifiant par leurs extensions (.pdf, .docx, .html, …), les organiser dans des dossiers et sous-dossiers. Les fichiers de la formation « F » seront déposés dans le dossier « Formation_F ». Ce dossier sera subdivisé en sous dossiers : Textes, Images, Sons, Vidéos, …

  • Sauvegarder son travail réalisé est une nécessité « vitale »

S’équiper d’un logiciel de sauvegarde, d’un disque dur externe, d’un nuage (cloud) efficace.

Travailler avec un seul exemplaire, c’est traverser les chutes du Niagara sur un fil sans corde d’assistance en cas de chute ! Les ordinateurs d’aujourd’hui sont de plus en plus fiables, on en vient à oublier que la panne ne prévient pas. Ou la casse, ou le vol, …

  • Utiliser une plateforme de formation asynchrone, béaba ?

L’organisme de formation est équipé d’une plateforme de formation. Son utilisation nécessite un apprentissage. Une formation initiale et continue est à organiser pour l’équipe. Le son et la vidéo sont de plus en plus intégrés dans les parcours de formation. Des formateurs ont leur propre chaîne Youtube… Il faut ainsi doter les collègues d’outils logiciels pour gérer ces médias.

On peut créer un parcours intitulé « Bac à sable » dans lequel le formateur peut faire tous ses tests sans risquer de faire des bêtises sur le vrai parcours. C’est comme la cale martyre utilisée en menuiserie pour protéger la planche originale !

  • Utiliser une plateforme synchrone

Avec la pandémie, cette modalité de formation s’est très vite mise en place. Mais est-ce si simple de se connecter en direct avec des personnes distantes ? Techniquement, quels sont les pré-requis nécessaires ? Quid du matériel utile (ordinateur, webcam, micro, débit de connexion) et de l’environnement de travail (un bureau dédié, éclairage, décor derrière soi, …)

  • Se doter d’un logiciel auteur

L’utilisation d’un logiciel auteur (j’utilise Exelearning – http://exelearning.net) inclut des outils pédagogiques prêts à l’emploi. De plus il permet de produire des parcours qui seront utilisables sur d’autres plateformes, car il autorise l’export au modèle SCORM dont voici quelques particularités :

« Accessibilité : capacité de repérer des composants d’enseignement à partir d’un site distant, d’y accéder et de les distribuer à plusieurs autres sites.

Adaptabilité : capacité à personnaliser la formation en fonction des besoins des personnes et organisations.

Durabilité : capacité de résister à l’évolution de la technologie sans nécessiter une re-conception, une reconfiguration ou un recodage.

Interopérabilité : capacité d’utiliser dans un autre emplacement et avec un autre ensemble d’outils ou sur une autre plate-forme des composants d’enseignement développés dans un site, avec un certain ensemble d’outils ou sur une certaine plate forme. Note : il existe plusieurs niveaux d’interopérabilité.

Réutilisabilité : souplesse permettant d’intégrer des composants d’enseignement dans des contextes et des applications multiples. »

Sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sharable_Content_Object_Reference_Model

  • Assurer une assistance de premier niveau

L’intervenant doit pouvoir aider les apprenants à solutionner leurs problèmes techniques de base. Par exemple, paramétrer le micro pour la classe virtuelle, configurer le navigateur pour que tout s’affiche correctement à l’écran, gérer le bon type de fichier à déposer sur la plateforme, …

Formateur = Géo Trouvetou !

– Merci Jacques ! Je vais appliquer tes conseils !

Jacques Cartier, consultant expert international

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Bientôt 50 ans de carrière (13)

Publié: 16 février 2021 dans Formation, Réflexions

Source : image en CC Paternité sur https://www.flickr.com/photos/briansolis/4186226271

 

Trois cents soutenances ! Ça s’arrose

– Bonjour Jacques, Tu évoques, dans notre dernier échange, que tu fais passer chaque semaine des soutenances aux étudiants OpenClassrooms. Tu en es à trois cents ! Ne risques-tu pas la saturation ?

– On peut effectivement craindre que cette répétition engendre de l’ennui et, à la longue, une distance néfaste à la qualité du travail réalisé. Il n’en est rien, car les étudiant·e·s traitent les sujets de façon très personnelle. Aucune soutenance ne ressemble à une autre.

– Quelles sont ces différences ?

– Chaque personne perçoit la thématique du projet avec sa propre sensibilité, en fonction de sa formation initiale, de son expérience de vie professionnelle et privée, de son projet professionnel. Le support de présentation (diaporama classique ou en ligne) est très personnalisé. Le discours tenu, l’aisance à l’oral, la réactivité aux échanges durant la phase de discussion, … Tous ces éléments sont différents et variés selon leurs auteur·e·s.

– Donc, tu ne t’ennuies pas si je comprends bien ?

– Au contraire, chaque soutenance m’apporte beaucoup. Je lis les documents que l’on appelle les « livrables« , j’écoute de façon active la personne lors de son exposé, je prends des notes, j’essaie de donner à la discussion qui suit un côté très dynamique. Je propose à la personne de faire son autoévaluation quant à sa façon d’appréhender le projet, de le traiter et de le présenter. Le plus souvent, les étudiant·e·s trouvent des informations riches, des liens porteurs, des applications en ligne pertinentes, des idées novatrices. Ils·elles apportent ainsi de l’eau à mon moulin pour que je me situe toujours dans une dynamique de recherche.

– Jacques, tu es insatiable ! Tu m’as dit récemment que tout enseignant·e ou formateur·rice de la maternelle à l’université est pédagogue chercheur. Tu m’as indiqué que tu tenais cette expression d’une vidéo de Philippe Meirieu que tu avais visionnée et qui t’a marqué : https://www.dailymotion.com/video/xbxsz8

Merci Jacques !

Jacques Cartier, consultant expert international
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Bientôt 50 ans de carrière (12)

Publié: 10 février 2021 dans Formation, Réflexions
Image en CC0 Domain Public – https://pixy.org/90748/

 

Mentor validateur

– Bonjour Jacques !

Je m’aperçois que tu travailles maintenant quasiment entièrement à distance. Depuis deux ans, tu mènes une activité de mentor validateur chez OpenClassrooms. Quelle est ta mission ?

– Mes étudiants participent à une formation entièrement à distance qui dure plusieurs mois, voire une année. Une fois par semaine, nous nous rencontrons en classe virtuelle pour évoquer les travaux à réaliser sur le projet en cours. Chaque personne prépare entre huit et dix projets pour valider la formation. Je m’occupe de trois cursus : Ingénieur Responsable Pédagogique, Formateur Enseignant et Passeport Numérique. Voici mes attributions :

● Suivi pédagogique d’un parcours

● Orientation sur les ressources et l’acquisition de compétences

● Réponses aux questions, retours constructifs et déblocage sur les projets

● Développer les capacités d’apprentissage individuel

● Estimation du degré de progression sur les projets

● Préparation des soutenances

● Fixer des objectifs avec l’étudiant(e) pour motiver et garder le rythme

● Alerter OpenClassrooms en cas de besoin

– Ces formations sont-elles qualifiantes ?

-Oui, la plupart. Par exemple, Ingénieur Responsable Pédagogique est un Titre RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) qui est référencé par France Compétences. Tu trouveras les informations utiles en cliquant ce lien :

https://www.francecompetences.fr/recherche/rncp/34050/

Ce Titre délivre un diplôme de niveau 6 selon la nomenclature européenne.

– Tu évoques aussi le fait que tu es mentor validateur. Tu fais passer des soutenances ?

– Effectivement. Chaque projet est validé à la suite d’une soutenance de 30 minutes environ qui se déroule en ligne. L’étudiant(e) présente son projet à un(e) mentor(e) validatrice ou validateur. A l’issue de cette prestation, la soutenance est validée (ou non) et permet de passer au projet suivant. La plupart du temps, si le projet est à retravailler, c’est à la marge. Quelques documents à revoir par exemple. Cela ne nécessite pas de tout repasser.

– Merci Jacques. Je perçois que tu es à l’aise dans ce genre de mission. Je comprends mieux la citation en page d’accueil de ton site que tu appliques aux adultes :

« L’on ne peut pas instruire sans supposer toute l’intelligence possible dans un marmot ».

Alain, Propos II, La Pléiade, Paris, 1970, p. 874

Jacques Cartier, consultant expert international

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