Archives de la catégorie ‘Réflexions’

Formation à distance sur la sellette !

Publié: 30 septembre 2020 dans Réflexions
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En lisant un article du Figaro intitulé « À Sciences Po, l’excellence académique cornée par le tout « distanciel » », la formation distance est interrogée sous toutes ses coutures. Elle doit rendre des comptes de façon drastique, observée, scrutée, disséquée.

Mais fait-on la même chose avec le présentiel. Lui, il semble tomber sous le sens : une salle, un horaire, une formatrice ou un formateur, un public, un tableau blanc, un vidéoprojecteur, une feuille de présence, une feuille d’évaluation, une machine à café, …

La porte de la salle se ferme, la formation commence … Difficile de mesurer la qualité des apprentissages !

En formation à distance, les traces sont multiples pour qui veut, avec respect, scruter les contenus, la qualité des échanges, la pertinence des consignes de travail, la finesse des productions des apprenants, les résultats aux différents tests (quiz) proposés, la variété des productions individuelles et collectives des apprenant(e)s.

Jacques Cartier, consultant expert international
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Équilibrer son télé-travail

Publié: 16 septembre 2020 dans Réflexions
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Télé-travailler, c’est passer beaucoup d’heures sur son ordinateur. On est assis à son bureau parfois huit heures par jour.

Il est important de compenser ce travail passionnant mais très prenant par des activités autres. En ce qui me concerne, c’est la pratique de la voile qui me fournit cet espace différent qui me permet d’équilibrer mon temps et mon activité physique.

Vous n’avez pas besoin d’un gros navire, un petit voilier breton de 5,5 mètres suffit ! J’ai baptisé le mien Pen Guen.

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Source  : https://pixabay.com/fr/photos/l-%C3%A9cole-salle-de-classe-vintage-2666640/

 

– Oui effectivement ! Ma première classe à « tous les cours » était composée d’enfants de la maternelle au CM2. J’avais royalement une petite vingtaine d’années. (1972)

– Le temps a passé, regrettes-tu cette époque ?

– Non pas du tout, c’était une découverte difficile certes, il m’a fallu du temps pour mettre le pied à l’étrier et aimer ce métier.

– Aujourd’hui, quel est le changement majeur que tu perçois ?

– Je le situe au niveau des ressources dont on dispose pour travailler. J’appelle « ressources » les écrits, les images, les sons, les vidéos que l’on peut trouver sur la Toile.

En 1972, je faisais 80 kilomètres aller retour à mes frais (en 2 CV Citroën) le jeudi pour me rendre au CRDP (Centre Régional de Documentation Pédagogique) pour y trouver les documents dont j’avais besoin pour alimenter mes séances pédagogiques. J’y passais la journée.

Aujourd’hui, ces ressources sont à portée de souris. Elles sont innombrables, variées, souvent de qualité. Il suffit d’en faire le tri pour qu’elles s’adaptent bien aux objectifs pédagogiques que l’on se fixe.

– Mais, Jacques, tu ne parles pas du droit de leur utilisation ?

– Oui, c’est un problème récurrent que je constate au quotidien avec les étudiants et les enseignants que j’accompagne en formation. Pour beaucoup, la Toile est un espace ouvert, libre. Tout est bon à prendre et à utiliser.

– C’est vrai que ce n’est pas simple de s’y retrouver. Faut-il un bac +5 en droit pour être capable de gérer ce souci ?

– En fait, non. J’ai fini par écrire un parcours de formation pour que les personnes que je mentore puissent très rapidement se placer dans une posture de respect du droit d’auteur. Voici le parcours : http://jacques-cartier.fr/utiliser_ressources_legalite/parcours_allege/

En général, les personnes réagissent favorablement à l’utilisation des licences Creative Commons.

– Merci Jacques pour ces précisions. Bonne continuation dans ton parcours d’enseignant / formateur !

Jacques Cartier – Consultant

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Image en CC0 sur https://pxhere.com/fr/photo/926209

Extrait de mon ouvrage « Itinéraire numérique d’un formateur d’adultes ou Le Voyage d’un saltimbanque funambule » (1)

Je suis un formateur lambda, j’ai un métier à côté, j’assure quelques formations pour un organisme privé. Je suis un formateur occasionnel.

J’aime bien la formation dans une salle de formation, en contact direct avec les stagiaires que l’on nomme « apprenants » dans le jargon de mon organisme de tutelle.

Depuis peu, on me demande (avec une insistance douce) d’introduire de la distance dans ma pratique. J’ai compris que ma formation ne se déroulera plus entièrement en présence, qu’il y aura des moments « à distance ».

Je n’ai pas bien saisi au début ce que l’on me demandait. Et puis, que faire à distance ?

J’ai pris le taureau par les cornes, parce que j’aime bien faire ce job qui m’apporte des satisfactions et un peu de beurre dans mes épinards.

J’ai choisi une séquence pédagogique qui « marche » bien. J’entends par là que j’ai le sentiment que les apprenants aiment bien les contenus et la façon dont je les aborde.

J’ai ainsi réfléchi à ce que je pouvais mettre à distance. Ce qui m’est venu en premier à l’esprit, ce sont des contenus à lire que je peux mettre en ligne au format PDF par exemple. Les personnes lisent le document avant de venir en journée présentielle. Elles font ainsi une activité en amont de la date prévue du regroupement, elles ne sont pas blanches comme neige, ignorantes des contenus que nous allons aborder.

J’ai lu des trucs récemment sur la « classe inversée ». Ça doit s’en approcher… Je n’ose pas trop demander à des collègues chevronnés de peur de passer pour un béotien de la pédagogie !

Mais bien vite, des personnes me contactent car elles ne comprennent pas tout ce qui est écrit dans le fichier PDF. C’est vrai que certains passages sont un peu hermétiques.

Je les aide par courriel et parfois directement au téléphone. C’est sympa à faire, la relation est directe, personnalisée. Mais ça prend du temps. Mon épouse me demande si je suis payé pour faire cela…

Des amis, des collègues me disent que je fais de la formation à distance. Je ne sais pas si c’est vrai, mais en tout cas, ça m’intéresse drôlement !

Jacques Cartier

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(1) Mon ouvrage chez Edilivre – « Itinéraire numérique d’un formateur d’adultes ou Le Voyage d’un saltimbanque funambule » : https://youtu.be/qTTYYdt_geM

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En ce moment, je travaille avec des personnes qui se lancent dans la modalité hybride (Présence et distance).

Cette perspective génère des questionnements, un peu de stress. L’idée, par exemple, de ne plus travailler trois jours en présentiel mais deux seulement. Pour le troisième, il faut inventer que les « choses » se passent à distance.

Ce projet vient interroger la formation car il faut introduire de la technologie. Une plateforme pour les activités à gérer en ligne, l’utilisation d’outils de communication pour correspondre avec les apprenants.

L’aspect technique inquiète certains, mais c’est peut-être plus du côté pédagogique que les interrogations sont les plus vives.

Que vais-je faire à distance ? Quelles activités de mon cours se prêteront à cette mise en ligne ? Quel type de scénarisation mettre en place ?

Vous percevez que se lancer ainsi sans filet peut mettre pas mal de monde en porte-à-faux.

Il s’agit d’un projet qui touche profondément les habitus de l’organisme de formation qui veut se lancer dans cette aventure.

Alors, une décision institutionnelle, un chef de projet, une stratégie, des formations, un rétro-planning, …

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Remarque : mon ouvrage chez Edilivre – « Itinéraire numérique d’un formateur d’adultes ou Le Voyage d’un saltimbanque funambule » : https://youtu.be/qTTYYdt_geM

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https://pixabay.com/fr/illustrations/les-m%C3%A9dias-sociaux-r%C3%A9seaux-sociaux-2778056/

L’expression ces temps-ci sur les réseaux sociaux permet à des mouvements sociaux d’émerger, de lancer des appels à des réunions, des manifestations, …

La facilité avec laquelle il est possible de s’exprimer est étonnante. Jamais personne n’a pu auparavant publier en quelques instants des messages à travers le monde aussi rapidement touchant un public aussi large !

Mais il y a un revers à la médaille. En effet, les dérives sont malheureusement grandement facilitées. Rassurez-vous, je ne vais pas avancer l’argument qui viserait à demander la fermeture de ces moyens de communication !

Non, je veux mettre en avant que l’utilisation de ces médias s’apprend dès le plus jeune âge à l’école, au collège, au lycée, à l’université. C’est une mission de l’école (au sens large) que d’outiller les jeunes à cette expression sur la Toile.

Enseignant de la maternelle à l’université, j’ai eu l’occasion de former mes élèves de collège au B2i élève (Brevet Informatique et Internet), mes étudiants au C2i (Certificat Informatique et Internet). Maintenant, c’est avec un public d’adultes en formation continue que cette activité perdure.

Se forger une identité numérique solide prend du temps. Des lectures, des moments d’écriture, un long cheminement personnel et social.

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Remarque : mon ouvrage chez Edilivre – « Itinéraire numérique d’un formateur d’adultes ou Le Voyage d’un saltimbanque funambule » : https://youtu.be/qTTYYdt_geM

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Image en CC0 sur https://pixabay.com/fr/identit%C3%A9-virtuelle-identit%C3%A9-num%C3%A9rique-69996/

Ce diaporama sonorisé que j’ai écrit il y a quelques années, évoque le thème de la persistance de l’information et du droit à l’oubli.

Il insiste particulièrement sur la notion d’identité numérique. Plus cette identité est affirmée et assumée et moins le risque de publier des documents gênants est important car la personne possède le recul nécessaire à la gestion de sa présence en ligne.

Lien : https://tinyurl.com/y7ggcvjs

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Remarque : mon ouvrage chez Edilivre – « Itinéraire numérique d’un formateur d’adultes ou Le Voyage d’un saltimbanque funambule » : https://youtu.be/qTTYYdt_geM

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Source : https://pixabay.com/fr/bois-droit-d-auteur-3350571/

Au quotidien, lors de mes animations de formations en présence ou en ligne, peu nombreuses sont les personnes qui se soucient du droit d’auteur dans le choix des ressources mises à disposition de leurs apprenants.

Comme si, sur la Toile, tout était ouvert, libre d’accès, vaste auberge espagnole, self service de ressources multiples !

Cette première vidéo pose le problème :

Lien vers la vidéo : https://youtu.be/BEeMGjww5XM

 

Pour ne pas avoir à me répéter sans cesse, il m’a semblé pertinent d’écrire un parcours de formation source de réflexion et d’apprentissage.

Je l’ai écrit avec le logiciel (libre) auteur Exelearning et l’ai publié en licence Creative Commons – Creative Commons: Licence d’attribution en partage identique et non commercial 4.0.

Parcours de formation à votre disposition : http://jacques-cartier.fr/utiliser_ressources_legalite/parcours_allege/

Par Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.euwww.espace-formation.org

Remarque : mon ouvrage chez Edilivre – « Itinéraire numérique d’un formateur d’adultes ou Le Voyage d’un saltimbanque funambule » : https://youtu.be/qTTYYdt_geM

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Source : https://www.bdrp.ch/lien-pedagogique/amenager-son-local-classe-0

En « visitant » cette salle de classe idéale, je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec ce qui est, aujourd’hui, ma salle de classe, à savoir ma plateforme (mes plateformes) de formation.

On peut ainsi se demander si la plateforme que l’on utilise répond aux critères énoncés dans cette image.

Est-on capable de reproduire un espace ergonomique, équilibré, accessible aux personnes en situation de handicap, dans lequel il fait bon se retrouver avec d’autres apprenants ?

Par quoi peut-on remplacer les plantes apaisantes, des chaises pour se balancer ?

Bon, je vais cogiter pour donner à ma plateforme Moodle (www.espace-formation.eu) cette ambiance de travail accueillante…

Mais suis-je sur la bonne voie ?

Cela me rappelle une formation réalisée en 2007. J’avais écrit alors un billet dans mon blogue :

Les apprenants qui participent à la formation « Learn-Nett 2007 » utilisent un espace de formation collaborative appelé « Galanet » .

La navigation à l’intérieur de ce site s’appuie largement sur des concepts métaphoriques. « Mon bureau », « Salle de réunion » , « Salle de conception » , « Bar » , « Les salons » , …

L’article de Françoise Poyet (1) pose la question de la pertinence de la métaphore spatiale dans un espace de formation. Elle met bien en avant le fait que cette navigation doit être axée sur une dimension opératoire pour l’apprenant, sinon elle devient un frein à l’apprentissage :

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« En conséquence, il nous semble qu’une approche centrée sur l’activité du sujet lors de la navigation dans des sites de formation à distance impose le choix de métaphores et de représentations où la dimension opératoire est fondamentale. C’est-à-dire que dans cette approche, l’apprenant doit être amené à effectuer des activités finalisées dans des contextes déterminés. Il doit pouvoir comprendre quelles manipulations il doit effectuer, ce que l’on attend de lui et quel est le chemin à parcourir pour atteindre ses objectifs de formation. De même, il doit avoir connaissance des effets possibles de ses actions (par exemple, si elles sont réversibles ou non). »

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> Lien vers l’article

(1) Françoise Poyet sur LinkeIn : https://www.linkedin.com/in/francoise-poyet-5a3b912/

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Publié: 29 décembre 2018 dans Réflexions
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Image dans le domaine public sur https://pixnio.com/fr/objets/tableau-crayon-ecole-sac-apprentissage

Les organismes de formation pour lesquels je travaille sont de plus en plus impactés par la modalité hybride (présence/distance) dans le montage de leurs dispositifs. D’ailleurs, les appels d’offres auxquels ils répondent exigent très souvent l’hybride comme modalité. Le présentiel intégral est en perte de vitesse.

De ce fait, si un organisme n’a pas trop préparé ses formateurs à cette forme particulière de formation, la montée en compétence des intéressé(e)s n’est pas si aisée et prend du temps.

J’aurais tendance à dire qu’il faut profiter de ce mouvement pour introduire également le tout distance.

A partir du moment où l’on se lance dans l’hybride, le pli est pris pour gérer présence et distance en formation. On préfèrera plus de présence que de distance en fonction du public, des contenus, des objectifs à atteindre.

Si la formation nécessite de manipuler des outils, des machines, il est évident que le présentiel garde toute son importance.

Si la formation est plus axée sur des savoirs-savants ou des savoirs manipulatoires (apprentissage d’un logiciel par exemple), le quasi tout distance (ou le distance intégral) peut s’imposer.

On peut imaginer un regroupement en présentiel pour démarrer la formation, travailler plusieurs mois en tout distance, puis se réunir à nouveau en présence pour affiner les choses et terminer par une nouvelle période distante. Une partie du public, très éloignée géographiquement ou empêchée, participera à ce présentiel à distance (classe virtuelle).

On peut ainsi imaginer plusieurs modalités pour un même groupe de stagiaires.

Mon activité de mentor chez OpenClassrooms me plonge dans ce contexte du tout distant. La réunion hebdomadaire (une heure) en classe virtuelle ressemble étrangement à une réunion dans un salle en présence. Le micro et la webcam autorisent un type de communication quasi présentiel. Les courriels échangés entre chaque session (ou coups de fil ou sms) sont aussi un fil d’Ariane reliant apprenants et mentor. (en asynchrone)

Pourquoi ne pas monter un dispositif de formation-action avec quelques formateurs volontaires de son organisme ? Les apprentissages réalisés pourront être démultipliés auprès de l’ensemble des intervenants, qu’ils soient formateurs ou gestionnaires.

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