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Le Certificat Informatique et Internet de l’enseignement supérieur niveau 2 Enseignant  (C2i2e) n’en finit pas de faire des siennes !

L’an passé, il était obligatoire de l’obtenir en fin des études de master 2 sous peine de na pas pouvoir être titularisé ensuite. Mais déjà des dispenses sont apparues pour telle ou telle discipline scientifique par exemple. Puis l’inspection générale de sciences physiques a réussi à dispenser « ses ouailles » de ce certificat…

En juin 2012, l’obtention a été repoussée à la fin de l’année de stagiarisation des jeunes professeurs. Aujourd’hui, on parle de repousser la date fatidique à 3 ans après la titularisation…

Ce n’est pas, je crois, rendre service aux jeunes enseignants que de « faire du yoyo » avec ce certificat. En effet, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (Tice) concerne tous les enseignants. Elles ont envahi la sphère de l’école de la maternelle à l’université.

Réfléchir à leur utilisation en classe est une nécessité. Seule une formation sérieuse et une validation par un certificat officiel peut garantir que les jeunes générations d’enseignants seront à même de les utiliser à bon escient avec les apprenants.

On peut espérer que les nouvelles Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation (ESPE) s’empareront de la problématique du C2i2e de façon positive, peut-être en incluant ce certificat dans le curriculum de formation…

Mais quelles seront leurs audaces pour donner un nouveau visage à la formation professionnelle des enseignants ?

Jacques Cartier
www.jacques-cartier.fr

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Dans un billet récent nous avons parlé des différentes attestations et certifications qui ont trait au domaine des Tic et des Tice.

Le C2i2e (1) concerne les enseignants. Pour le moment la formation initiale intègre cette certification dans son curriculum de formation.

La formation continue est également concernée, mais comment certifier des enseignants en poste dont le nombre dépasse largement celui des entrants dans la profession ?

Une certification en grand nombre ne pourra pas se réaliser sous forme de stages présentiels. L’ingénierie serait ingérable, le coût financier prohibitif !

Et si l’on se tournait vers l’autoformation ? Mais ne devrait-on pas dire vers « des autoformations » ?

Sur le site Educnet les 5 définitions suivantes sont évoquées :

http://www.educnet.education.fr/dossier/eformation/modularite2.htm.

autoformation intégrale, ou autodidaxie : « l’autoformation sociale renvoie à toutes formes d’apprentissage réalisées par les sujets eux-mêmes, à l’extérieur du champ éducatif au sens strict ». (Philippe Carré).

Tous les enseignants ont recours à l’autodidaxie dans leur pratique quotidienne. Ils travaillent ainsi seuls certes mais souvent en réseau avec d’autres personnes de proximité ou éloignées géographiquement. Ils apprennent en dehors de tout lien avec les institutions et agents éducatifs formels.

autoformation existentielle : formation de soi par soi (G. Pineau) et appropriation par le vivant de son pouvoir de formation.

L’autoformation est vécue par la personne comme une démarche d’apprentissage personnelle et permanente.

C’est une « formation de soi par soi » (G. Pineau). Cet auteur parle « d’une appropriation par le vivant de son pouvoir de formation ».

autoformation éducative : ensemble des pratiques pédagogiques visant à développer et faciliter les apprentissages autonomes, dans le cadre d’institutions spécifiquement éducatives.

On se trouve dans le contexte professionnel. L’institution met à disposition des personnels des dispositifs de formation continue : stages, formations d’établissements. L’animation est assuré par un formateur recruté et formé par l’organisme de formation. Les modalités sont plurielles : en présence, à distance, hybrides. L’organisme assure l’organisation des stages, finance déplacements et frais d’hébergement.

autoformation sociale : formes d’apprentissages réalisés par les sujets eux-mêmes à l’extérieur du champ éducatif au sens strict, dans et par la participation à des groupes sociaux et en bénéficiant de formes de médiation diverses.

Par exemple la personne fait partie d’une association culturelle dans laquelle elle participe à des réunions, des colloques. Elle participe à des formations locales, nationales ou internationales. Elle peut, dans ce contexte, jouer un rôle d’animateur, de formateur.

autoformation cognitive : réunion de différentes conceptions des mécanismes psychologiques mis en jeu dans l’apprentissage autonome (autodirection dans l’apprentissage, apprendre à apprendre).

H. Long parle d’« un processus mental intentionnel dirigé par la personne elle-même, généralement accompagné et appuyé par des comportements d’identification et de recherche d’information ». (page 23, « L’autoformation »(2))

Cette approche (rapide) de l’autoformation amène à réfléchir sur le type de dispositif à mettre en place pour certifier les enseignants qui sont en cours de carrière. Les personnes qui vont entrer dans la démarche de certification seront certes assistées par leur organisme de formation mais il sera fait appel à leur capacité d’autoformation.

Au niveau organisationnel : on peut imaginer la mise à disposition d’une plate-forme dédiée sur laquelle les personnes déposent leurs travaux personnels, utilisent des ressources mises à disposition (sur les aspects du droit par exemple – domaine A3 du référentiel : responsabilité professionnelle dans le cadre du système éducatif), sollicitent une personne référente (pour demander des conseils et envisager la validation d’un item par exemple), échangent avec d’autres collègues sur les séquences pédagogiques testées avec les élèves, …

Au final la personne demande, via son organisme de formation, la validation du certificat à l’institution qui est légitimée pour la délivrer. (Université)

On se situe dans un contexte de validation des acquis : la personne pourra faire état de ses travaux personnels, des formations suivies dans le cadre institutionnel ou extérieur à son institution d’origine, de sa pratique en classe, …

Au niveau pédagogique : il semble important d’aller au-delà d’une simple demande de certification mais de faire de cette démarche un moment professionnel privilégié de réflexion sur la pratique pédagogique au quotidien.

Le degré d’ouverture du dispositif se doit d’être important pour permettre l’autodirection des personnes qui vont en bénéficier. Nous avons abordé la notion de degré d’ouverture d’un dispositif dans le précédent billet : http://e-difor.blogg.org/date-2008-09-16-billet-864252.html.

« La variable essentielle de l’autodirection dans l’apprentissage n’est pas la variable sociologique, ni le facteur pédagogique. La principale distinction a trait à la variable psychologique, c’est-à-dire le degré auquel l’apprenant, ou le soi, conserve un contrôle actif du processus d’apprentissage » (Long cité par Carré, 192, p. 126) (3)

Un autre ouvrage à lire (et à relire) apporte un éclairage de fond sur l’autoformation dans un contexte institutionel (4). Le paragraphe suivant fait partie de la conclusion de l’auteur à la page 259 :

« … L’autoformation en contexte institutionnel comme champ émergent de recherches et de pratiques est porteuse de valeurs hybrides qui négocient entre le respect du projet individuel de vie et de formation permanente et le projet d’un système social qui actualise régulièrement sa politique de formation et d’éducation, en fonction des moyens disponibles et des idéaux qu’il défend. De ce fait, l’autoformation en contexte institutionnel se trouve, de manière conjonctive et non plus disjonctive, à la confluence de tensions tripolaires, entre la perspective existentielle de chacune des personnes d’une communauté, la perspective sociale du système institutionnel, et la perspective ingénierique des dispositifs mis en oeuvre. C’est de cette tension tripolaire que peut sans doute le mieux émerger la spécificité théorique et pratique de ce champ. »

La problématique n’est pas simple, le dispositif complexe à mettre en place. Mais l’enjeu est passionnant car il s’inscrit dans un cadre sociétal de formation tout au long de la vie. (5)

(1) Certificat Informatique et Internet niveau 2 enseignant – Le référentiel : http://www2.c2i.education.fr/sections/c2i2e/referentiel/

(2) Lire l’ouvrage de Philippe Carré, André Moisan, Daniel Poisson – « L’autoformation » – PUF 1997

(3) Annie Jézégou – « Formations ouvertes – Libertés de choix et autodirection de l’apprenant » – L’Harmattan, 2005 – Page 60

(4) Brigitte Albéro – « L’autoformation en contexte institutionnel – Du paradigme de l’intitution au paradigme de l’autonomie » – L’Harmattan, 2000

(5) Sur le site Educnet : http://www.educnet.education.fr/dossier/eformation/vie.htm

Certifications Tic et Tice

Publié: 12 septembre 2008 dans Réflexions
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b2iLa diapositive ci-dessus ne vous parle peut-être pas. Elle contient en effet un nombre d’acronymes imposant !

En fait ce schéma décrit les différentes certifications qui, depuis l’année 2000, touchent au domaine des Tic et des Tice. (encore des acronymes !)

Le développement de la société de l’information (http://www.internet.gouv.fr/) nécessite de former les personnes à l’usage des technologies de  l’information et de la communication et de leur fournir une attestation ou une certification.

Le B2i élève a été créé en 2000 et rénové en 2006. Cette année son obtention est devenue obligatoire pour obtenir le brevet des collèges. Un arrêté le stipule :

Article 1 – Le premier alinéa de l’article 4 de l’arrêté du 18 août 1999 susvisé est remplacé par les dispositions suivantes :
« Le diplôme national du brevet est attribué aux candidats mentionnés à l’article 3 ayant obtenu :
1. Une note moyenne égale ou supérieure à 10 résultant de la division de la somme des notes de contrôle continu et des notes des épreuves écrites par le total des coefficients attribués à chacune de ces notes.
2. Le brevet informatique et internet (B2i) niveau collège.
3. Le niveau A2 dans une langue vivante étrangère, tel qu’il est précisé par l’annexe à l’article D. 312-16. Le candidat a le choix entre les langues vivantes étudiées. »

Extrait du bulletin officiel de l’éducation nationale du 22 juin 2007 : http://www.education.gouv.fr/bo/2007/22/MENE0753209A.htm

Les enseignants qui entrent dans le métier doivent obtenir le C2i2e (Site : Certificat Informatique et Internet niveau 2 enseignant) dont les principaux items sont les suivants :

« Le C2i2e vise à attester des compétences professionnelles communes et nécessaires à tous les enseignants pour l’exercice de leur métier dans ses dimensions pédagogique, éducative et citoyenne à travers les champs suivants :
les problématiques et les enjeux liés aux TIC en général et dans l’éducation en particulier ;
les gestes pédagogiques liés aux TIC ;
la recherche et l’utilisation de ressources ;
le travail en équipe et en réseau ;
les espaces numériques de travail ;
l’évaluation et la validation des compétences TIC dans le cadre des référentiels inscrits dans les programmes d’enseignement.« Extrait du site

Pour connaître le référentiel : http://www2.c2i.education.fr/sections/c2i2e/referentiel/

D’autres métiers sont « touchés » par ce besoin de certification : métiers du droits, de la santé, de l’ingénieur. Un C2i « Environnement et développement durable » sera prochainement opérationnel.

Si sujet vous intéresse, consultez la vidéo suivante sur Canal-U : « cliquer pour visualiser« .

CISI : Comité Inter Ministériel des Sciences de l’Information

NSI : naviguer sur Internet

PIM : Passeport Internet et Multimédia

B2i : Brevet Informatique et Internet

C2i : Certificat Informatique et Internet