Comprendre les communautés virtuelles d’apprentissage (suite)

Publié: 2 février 2008 dans Lectures

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Suite du billet sur l’ouvrage “Comprendre les communautés virtuelles d’apprentissage – Pratiques et recherches“. (L’Harmattan)

Bernadette Chalier et Amaury Daele – >>> Lien sur le billet <<<

 

 Dans le chapitre 12 de cet ouvrage Thérèse Laferrière et Isabelle Nizet (Université Laval, Québec, Canada) évoquent les conditions de fonctionnement des communautés dans des espaces numériques. Le morceau choisi ci-dessous fait partie de leur conclusion à la page 173.

« …En nous appuyant, entre autres, sur les conditions observées dans des communautés de pratique ou des communautés d’apprentissage, nous croyons avoir montré qu’une communauté de pratique ou d’apprentissage fonctionne quand ses membres échangent de manière à créer et à gérer le produit de leur collaboration dans un mouvement continu de production d’informations, d’interprétations et d’appropriation.

Nous croyons avoir aussi montré que les conditions de fonctionnement sont le niveau organisationnel et conversationnel. Ainsi, en milieu organisationnel de travail, pour que la communauté de pratique virtuelle fonctionne, la participation de ses membres doit évoluer dans le sens des trois caractéristiques de base de toute communauté, soient l’engagement mutuel des participants, l’entreprise conjointe et le répertoire partagé des ressources. Des conditions externes ambiantes sont aussi facilitantes : de l’équipement et de la formation au plan technique, le soutien d’un parrain et d’un animateur, une culture organisationnelle démocratique. »

Lorsque l’on travaille en utilisant du distant la question se pose souvent de la spécificité de l’activité collective. Comment l’aborder, comment la structurer, comment l’animer, comment l’évaluer ? Ce type d’ouvrage ouvre des perspectives à qui se questionne ainsi. Un aller-retour incessant entre pratique et savoir savant est une nécessité. Les outils pédagogiques que l’on forge ne tombent pas sous le sens, ils sont le fruit d’une grande pratique, d’une recherche de savoirs variée et obstinée.

 

On peut alors mettre en chantier une activité pour les apprenants. Il faudra alors analyser leurs réactions, leur démarche, leurs tâtonnements, leurs productions pour venir ensuite ré-interroger cette activité et l’amender.

 

“En pédagogie, on en est à la préhistoire (…). Obstinément, au ras du sol, faisant feu de tout bois, nous taillons nos silex, créant nos outils matériels et conceptuels, des outils qui pourraient servir à d’autres.”

F.oury – De la classe coopérative à la pédagogie institutionnelle, Maspéro, Paris, p; 47.

 

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