Deux publics pour la foad

Publié: 27 avril 2008 dans Lectures
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Après avoir lu le tome 2 de « Petites chroniques du dimanche soir » de Michel Serres, je n’ai pas résisté à la tentation d’acheter le tome 1 !

Dans la chronique du 19 septembre 2004 intitulée « Ivan le Terrible : l’homme et la nature » (page 16), Michel Serres évoque le problème de la dichotomie de la formation des individus, entre les littéraires et les scientifiques :

 

 

« Et, dans tous les pays occidentaux, l’Université fabrique deux populations différenciées, très séparées. D’un côté, ceux qu’on appelle les « littéraires », qui connaissent bien la culture, l’histoire, la sociologie, bref, les sciences humaines, et de l’autre côté, les « scientifiques », avec les sciences dures, la physique, les mathématiques, la chimie, etc. Ces derniers ont une idée précise de la nature, de la planète, de l’état de l’atmosphère et de la mer. Les premiers ont des idées précises sur le vote et la démocratie. Autrement dit, ceux qui connaissent la nature ne connaissent pas les hommes, ceux qui connaissent les hommes ne connaissent pas la nature. »

Michel Serres, « Petites chroniques du dimanche soir », Le Pommier – 2006 – page 18

 

 

 La foad utilise des technologies. En cela elle est fédératrice des deux « populations » citées puisqu’elle permet à la fois aux littéraires et aux scientifiques de se former. Les scientifiques ont inventé les ordinateurs, les littéraires sont spécialistes du message, tout le monde s’y retrouve !

Un dispositif de formation visant la professionnalisation des acteurs ne reste pas sur ce type de séparation entre littéraires et scientifiques, il s’adresse à l’ensemble des personnes quelque soit leur profil et vise ainsi des objectifs larges et fédérateurs :

 

« Si par ailleurs comme l’indique G. Vergnaud, une pratique professionnelle est faite d’un ensemble organisé de missions, de fonctions, de techniques humaines et organisationnelles, de technologies, que l’individu met en oeuvre non seulement seul mais aussi en relation avec d’autres – de telle manière que l’exercice du travail est aussi de savoir communiquer, un réseau de relations, du partage de valeurs, de conception, de besoins, d’objectifs et d’intentions -, alors le process de formation ne peut plus être pensé au seul plan des enjeux de savoir du geste technique. Ceci contraint le formateur à se préoccuper des situations et des collectifs de production et d’en notifier les indicateurs et les observables. » (1)

(1)    « Alors, professionnaliser par la formation ?, Maryvonne Sorel – Page 163
In « La professionnalisation en actes et en questions », coordonné par Maryvonne Sorel et Richard Wittorski, L’Harmattan, 2005.

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