Petit roman d’un formateur occasionnel. (Fiction – Page 37)

Publié: 6 mars 2016 dans Roman
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Récemment, il m’a été demandé de produire un parcours de formation concernant l’utilisation avancée du logiciel de traitement de texte Word intitulé « Word Perfectionnement ».

Pour réaliser une tâche de ce type, se pose au producteur du parcours la question de sélectionner ce qu’il est important de connaitre pour un utilisateur qui doit devenir expert de cette application. Il est tellement aisé de se perdre dans toutes les possibilités multiples et variées proposées par ce programme !

En fait, je suis confronté à un vieux problème pédagogique qui n’est pas lié seulement à l’utilisation du numérique ! Que faut-il apprendre et pourquoi ?

Les connaissances ont tellement évolué ces dernières années avec l’arrivée de la Toile que le travail, peut-être essentiel de l’enseignant et du formateur, résiderait dans le choix des apprentissages pertinents. Mais la notion de pertinence n’est pas la même pour tout le monde : certains pensent qu’il faut connaitre les numéros de départements français sur le bout du doigt, d’autres se gaussent de ce savoir qualifié de désuet. Certains pensent qu’il faut continuer à écrire à la main, d’autres estiment que l’écriture se fait au clavier…

Dans le domaine du numérique, divers référentiels en France sont nés dès les années 2000 comme le B2i élève par exemple. Ce référentiel a été retouché en 2011, actualisé en fonction de l’évolution des technologies mais aussi (et surtout ?) du fait d’une tendance à s’attacher plus à l’utilisation citoyenne du numérique. Les compétences numériques font maintenant partie de la compétence 4 du socle commun de compétences à l’école primaire.

· Voir : http://cache.media.eduscol.education.fr/file/Certification_B2i/82/6/Referentiel_B2i_ecole_decembre_2011_202826.pdf

Ce travail d’élagage des savoirs n’est pas toujours aisé pour le formateur et l’enseignant. C’est pourquoi je pense que les référentiels de compétences sont un bon outil qui permet à la communauté éducative au sens large du terme (de la maternelle à l’université et tout au long de la vie) de s’entendre sur l’essentiel et de na pas s’opposer dans des querelles sans fin sur l’opportunité ou la non-opportunité de tel ou tel apprentissage.

Mais le numérique, malgré les référentiels présents (B2i école, collège, lycée – B2i adultes, C2i niveau 1, C2i2e, …), suscite toujours des débats. Faut-il apprendre le numérique, par le numérique, à quelle dose, quels prérequis, quel niveau en sortie du cursus, … ?

Les débats sont souvent encore un peu tendus. Mais, quelque part, n’est-ce pas le lot inévitable de l’apprentissage des savoirs. Ils ne seront jamais réellement stabilisés et seront toujours sources de controverses.

Peut-il en être autrement ?

Je vais bientôt me rendre dans un collège pour rencontrer des collègues qui gèrent le B2i dans leur établissement. Je suis curieux de savoir comment ils s’y prennent pour valider les compétences de leurs élèves de la sixième à la troisième.

Où en sont les élèves dans leur utilisation personnelle du numérique, que leur apporte le B2i ? Et pour les collègues, quid de leurs méthodes pédagogiques pour valider les compétences ? Est-ce que le numérique influe leur pratique pédagogique au quotidien ?

Une belle rencontre en perspective !

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

Lien vers les pages du petit roman : http://jacques-cartier.fr/roman/

© 2015 J. CARTIER

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