
Crise de recrutement d’enseignant(e)s
A cette rentrée, une crise profonde touchant au recrutement des enseignant(e)s s’est révélée au grand jour.
Il a été mis en avant le fait que ce métier dans notre pays est vraiment sous rémunéré, ce qui n’est pas un scoop pour quelqu’un qui, comme c’est mon cas, a travaillé plus de quarante dans le système éducatif.
Le démarrage de carrière vient d’être fixé à 2000 euros, c’est une bonne avancée. Mais est-il suffisant d’évoquer la rétribution comme seule raison de ce désamour du métier, je ne le crois pas. Je pense que le problème est plus profond et touche à l’institution elle-même et à son fonctionnement.
L’organisation de l’Éducation reste très hiérarchique. L’enseignant(e) est un maillon considéré comme secondaire par son autorité de tutelle. L’inspection reste une façon d’évaluer les personnels qui date et cherche depuis longtemps à se réformer sans y parvenir. Elle maintient ainsi le personnel sous sa coupe. Or la personne qui enseigne est un cadre A de la fonction publique :
« Les fonctionnaires chargés de fonctions de conception, de direction et d’encadrement relèvent de la catégorie A. Sont également classés en catégorie A tous les corps d’enseignants. »
Le statut de ce fonctionnaire doit être revisité pour que ce métier essentiel redore son blason.
Bien à Vous,
Jacques Cartier