Intervention de Lucie Audet

Publié: 22 août 2006 dans Interview

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Dans un billet du mois de mai nous vous avons parlé du travail de Lucie Audet intitulé « Pour franchir la distance«  (2).

Lucie Audet nous fait parvenir le texte ci-dessous pour ajouter un commentaire à notre billet. Nous plaçons ce texte sous forme de billet pour qu’il soit plus visible par nos lecteurs et rende ainsi la publication de commentaires plus aisée :

Merci, monsieur Cartier, de votre commentaire. J’espère que le guide, que j’ai rédigé à l’intention des formateurs canadiens pour le Réseau d’enseignement francophone à distance (REFAD), pourra être utile à tous ceux qui s’intéressent à l’utilisation des technologies en enseignement.

J’ai parcouru les différentes rubriques de votre blogue et j’ai trouvé particulièrement stimulante la question posée dans le billet « Utiliser un blog_? » : « Le blog, une solution sans problème ? ». Elle situe bien ce qui me semble un des principaux problèmes de l’utilisation de la technologie en formation : éblouis par l’attrait de la technologie, on oublie trop souvent qu’elle n’est qu’un outil et que, dans le cas d’une formation, à distance ou en présence, cet outil doit être mis au service d’une intention pédagogique. En d’autres mots, les outils technologiques ne peuvent être une solution que dans la mesure où le « problème » a d’abord été défini.

À titre d’exemple, il ne viendrait probablement à l’idée de personne d’entrer dans sa classe, de s’asseoir et de dire simplement à ses étudiants : «maintenant, discutez !». Il s’ensuivrait sans doute un long silence puis de nombreuses questions comme : «oui mais, sur quoi ?» «dans quel but ?» «de quelle façon ?». Il est aussi probable que, à moins d’enseigner l’improvisation, l’apprentissage qui en résulterait serait limité. Pourtant, n’est-ce pas très semblable à ce que fait un professeur lorsqu’il ajoute simplement un blogue, un forum ou une salle de clavardage (chat) à son cours, sans avoir d’abord défini l’objectif ou les modalités d’utilisation de l’outil ? En classe, nous avons appris qu’il faut présenter le sujet d’une discussion, formuler des questions, stimuler la participation, gérer les droits de parole, réagir aux contributions, les évaluer, etc. La contribution du formateur n’est pas moins importante à distance.

Si un des écueils de la formation à distance est de sur-estimer les différences entre formation en présence et à distance au point d’oublier que cette dernière nécessite aussi l’application de principes pédagogiques reconnus, comme le développement d’activités dont les objectifs pédagogiques sont clairs et significatifs, l’autre est de sous-estimer ses différences. Par exemple, n’est-il pas courant de sous-estimer l’effort supplémentaire de planification, de rédaction ou de soutien qu’elle nécessite ou, pour revenir au billet « Utiliser un blog ? », les compléments de décharge qui devraient l’accompagner ? Le diagnostic que vous en faites est-il semblable ?

C’est la raison pour laquelle j’ai structuré le guide « Pour franchir la distance » en fonction des similitudes et différences entre les deux types de formation, qui me semblent correspondre aux deux grandes catégories de problèmes que rencontre la FAD

J’espère que vous serez nombreux à lire le guide, à l’utiliser et à me faire part de vos commentaires.

Lucie Audet
Réseau d’enseignement francophone à distance du Canada (REFAD : http://www.refad.ca).

Lucie Audet est spécialiste en communication. Elle est titulaire d’une maîtrise en technologie de l’information ainsi que d’une maîtrise en science politique. Ses recherches ont surtout porté sur l’utilisation d’Internet comme outil de collaboration et de consultation, sur l’analyse des politiques de communication et sur les mécanismes de participation des publics.
Formatrice et consultante, elle a participé au développement de plusieurs environnements d’apprentissage informatisés. Elle a aussi travaillé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), où elle a acquis une connaissance approfondie des réseaux de télécommunication canadiens et à la Télé-université, où elle a participé à la mise en place de réseaux de travail collaboratif internationaux.

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Nous sommes en train de préparer une formation de formateurs à la distance appelée SOFFIA (Système Ouvert de Formation de Formateurs Inter Académique) avec des collègues des Dafco de Poitiers et de Besançon.

Cette formation dure 70 heures réparties sur 28 heures en présence (4 jours) et 42 heures à distance. Elle regroupe 28 formateurs et est organisée autour de 5 modules :

1. Formation ouverte et à distance : concepts, définitions et ingénierie

2. Utiliser un espace de travail collaboratif

3. Conduire un projet en formation ouverte et à distance

4. Concevoir et mettre en oeuvre un parcours individualisé et des outils d’autoformation accessibles à distance

5. Rôle du centre de ressources dans un dispositif de formation individualisée ouverte et à distance.


Nous utilisons
un environnement d’apprentissage virtuel basé sur 3 outils différents en fonction des besoins de cette formation :

– la plateforme« e-cafoc » (plate-forme élaborée par la Dafco de Besançon) qui servira de lieu de ressources, de communication, de suivi et de productions personnelles ;

– le collecticiel « QuickPlace« , hébergé par le pôle de compétences foad du Ministère à Toulouse, sera utilisé pour les activités collectives (travail coopératif et travail collaboratif) ;

– la plateforme « Centra » hébergée par le pôle de compétences foad du Ministère à Toulouse pour les échanges synchrones (audioconférence).


>>> Planning de la formation <<<

Pour les concepteurs il s’agit de préparer un mélange « savant » d’activités qui vont concourir à la qualité des apprentissages en utilisant les spécificités des 3 lieux virtuels avec pertinence.

Il y a encore « du clic sur la planche » pour être prêt fin septembre ! Nous vous donnerons des nouvelles.

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Dans de nombreux ouvrages et articles il est fait référence au travail collaboratif.

Est-ce une théorie d’apprentissage, une méthode pédagogique infaillible ? Est-il possible pour le formateur de se « lancer » dans le travail collaboratif tête baissée ? Quelles compétences particulières doit-il posséder ?

Doit-il procéder par étapes en introduisant du travail coopératif puis du travail collaboratif ?

France Henri et Karin Lundgren-Carol apportent des réponses pertinentes à ces questions dans leur ouvrage « Apprentissage collaboratif à distance » édité aux Presses de l’Université du Québec.

Voir notre billet du 27 mai dernier :

http://www.jacques-cartier.fr/blogue/ouvrage-conseille-2ouvrage-conseille-2/ .

Dans le tableau des pages 39, 40, 41, les auteures font la comparaison des démarches coopérative et collaborative.

Ce tableau est précieux pour le formateur appelé à utiliser une démarche de ce type. Il choisira ainsi entre travail coopératif et collaboratif en fonction des apprenants dont il a la charge, de leur degré d’autonomie dans l’apprentissage. Il pourra commencer par une démarche coopérative et introduire pas à pas des activités qui feront appel à une démarche coopérative.

>>> Cliquer pour afficher le tableau <<<

Vacances

Publié: 27 juillet 2006 dans Formation

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Bonjour à Vous,

Notre silence est un silence de vacances bercé par les vagues de l’Atlantique pour plusieurs d’entre-nous !

A bientôt en ligne, en août.

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Nous vous conseillons la lecture de l’ouvrage « L’avenir des idées – le sort des biens communs à l’heure des réseaux numériques » de Lawrence Lessig où l’on parle de communautés d’apprentissages et de pratiques, de logiciels libres, …

« Une route demeure bien commun parce que les risques d’exclusion seraient trop grands si elle était privée. Si cette route devait devenir une voie commerciale importante, si de chaque côté s’implantaient d’autres entreprises et d’autres services, cette route libre et commune serait une importante source de richesse. La privatiser reviendrait à prendre le risque de voir son propriétaire la réserver à un seul usage. Le public tire un important bénéfice de cette route, et la valeur de la route est liée au fait qu’elle est ouverte à tous. Le danger est que cette valeur ajoutée puisse donner à un acteur privé l’idée d’en tirer parti. Cette route est donc un bien « d’intérêt public », au sens où sa valeur résulte du fait que le public en a besoin. »

« Quand une ressource tire sa valeur du fait qu’elle est ouverte, quand cette valeur s’accroît d’autant plus qu’elle est plus utilisée – « plus on est de fous, plus on rit », comme on dit -, alors il est normal d’attribuer une bonne part de la valeur de cette ressource au fait qu’elle est ouverte. »

Texte tiré de « L’avenir des idées – le sort des biens communs à l’heure des réseaux numériques » – Lawrence Lessig, Professeur de droit à l’université de Stanford – page 110 – Presses Universitaires de Lyon (PUL)

Enseigner pour le futur (suite)

Publié: 13 juillet 2006 dans Interview
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Dans un précédent billet « Dispositif Enseigner pour le futur » du 4 juin 2006, nous vous avons parlé du dispositif « Enseigner pour le futur« , initiative du Ministère et de la société Intel.

Danny Arati, d’Intel Education, nous a fait parvenir l’article « Oeuvrer pour une économie du savoir  » pour préciser les actions d’Intel dans le monde de l’Éducation.

Bonne lecture !

Débat ou faux débat

Publié: 10 juillet 2006 dans Lectures
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Un débat ancien et redondant porte souvent sur le rapport entre « tuyaux et usages« , entre « technique et pratique tice » avec les élèves. Le débat est parfois houleux et passionné.

Je me demande si cette dichotomie est bien légitime, n’y a-t’il pas une troisième voie ? Le témoignage de la collègue qui suit la formation en ligne « Du B2i@dultes vers le C2i » indique clairement que le fait d’être plus à l’aise avec la « technique » l’aide à intégrer des séances utilisant les tice avec ses élèves. La technique ne prend pas le pas sur l’usage, elle le facilite.

« Les modules que j’ai travaillés l’an dernier ne m’ont pas fait faire de grandes découvertes, mais m’ont permis de faire le point sur des outils que j’utilisais sans en connaître toutes les ressources (traitement de texte, internet, messagerie, etc.) j’attends plus des modules qui me restent à valider.

Dans ma pratique professionnelle, cette formation a surtout eu pour effet positif de me familiariser davantage avec l’outil, et ainsi de me donner confiance pour me lancer avec les élèves. J’ai utilisé beaucoup plus souvent la salle informatique avec eux, que ce soit pour des recherches ou de petites réalisations : pages Word pour constituer un journal de voyage, petites présentations PWP, que je découvrais pratiquement en même temps qu’eux (ce n’est pas sérieux ? ils m’ont appris ce qu’ils savaient…) etc. B. G. et les intervenants TICE de l’établissement m’ont régulièrement aidée quand j’en avais besoin.

S. P »

PWP : diaporama PowerPoint

Si la technique prenait le dessus, ce serait évidemment très fâcheux comme le souligne Monique Linard :

« L’opération technique pose d’abord des questions de moyens et de « comment faire ». L’activité humaine pose d’abord des questions de fins, de sens et de « pourquoi faire ». Jusqu’ici, la raison des fins encadrait et guidait plus ou moins la raison des moyens. Mais que se passe-t-il quand la puissance des moyens débordant tout contrôle, elle se développe pour son propre compte et tend à devenir elle-même sa propre fin ? »

 

Contribution publiée dans : Albéro B (sous la dir. De), « Autoformation et enseignement supérieur » Hermès/Lavoisier

  

A méditer !

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Dans l’académie de Besançon, la préparation au concours de SASU est proposée en partie à distance. Pour la note administrative comme pour l’épreuve 2 (réponse à cinq à 10 questions de nature juridique), les séances en présentiel alternent avec les séances à distance. Chaque formateur suit entre 10 et 15 apprenants.

Les outils utilisés sont :

– un site Quickplace qui permet de retrouver les exercices et les corrigés mais qui donne aussi accès à un forum d’échanges. Les formateurs disposent d’un espace réservé qui leur permet d’échanger et de concevoir les sujets et les corrigés. Chaque apprenant dispose d’une fiche de suivi que le formateur et l’apprenant concerné sont les seuls à pouvoir consulter et modifier.

– Le courrier électronique en complément, notamment pour adresser aux apprenants les devoirs corrigés.

Dans cette formation qui mêle présence et distance, le formateur assume plusieurs rôles.

En amont de la formation, il est au sein d’une équipe un concepteur de devoirs. La pluralité des métiers représentés au sein de l’équipe des formateurs est une richesse qui permet de donner aux apprenants des conseils précis sur les principaux sujets au programme du concours et de les illustrer par des exemples concrets.

Lors des séances en présentiel, ce sont plus les aspects méthodologiques qui peuvent être discutés avec les apprenants. Ces séances sont aussi l’occasion de soutenir la motivation des apprenants de façon globale.

Les séances à distance permettent le contact personnel entre l’apprenant et le formateur qui peut alors être qualifié de tuteur. Par l’intermédiaire de la fiche de suivi, le suivi personnalisé des apprenants prend une dimension plus formelle. Elle permet à chaque apprenant de retrouver les étapes de son apprentissage et donne à voir une progression qui est un élément fort de la motivation. Le courriel permet de prendre contact directement avec ceux qui sont tentés par l’abandon

A distance les contacts entre apprenant et formateur passent par l’écrit et il est capital pour le formateur d’avoir le souci de la « juste remarque » : celle qui à la fois pointe les inexactitudes ou les erreurs mais qui permet aussi à l’apprenant de trouver une motivation pour poursuivre la formation. Le formateur doit donc trouver un équilibre entre son rôle d’expert des sujets au programme et un rôle qui relève plus du soutien motivationnel à apporter aux apprenants. C’est à la fois assez banal et essentiel d’affirmer que la confiance en soi est un paramètre capital dans une préparation concours. L’évaluation des travaux personnels est donc une des tâches primordiales du formateur, elle doit être menée avec finesse et précaution.

Par rapport au groupe d’apprenants, le formateur/tuteur doit s’efforcer aussi de favoriser les interactions dans le groupe. Le site Quickplace permet outre les échanges personnels par la fiche de suivi, des discussions asynchrones en groupe grâce aux forums. C’est sans doute un des aspects les plus complexes du rôle du formateur dans la mesure où le concours implique une forte concurrence entre les apprenants. Pour cette raison et sans doute aussi par manque de confiance en eux, ils sont peu enclins à engager des discussions dans les forums.

Dans ce dispositif, le formateur/tuteur est impliqué dès la conception de la formation : il doit être à la fois expert de contenu et fournisseur d’appui méthodologique, de soutien motivationnel, évaluateur attentif et acteur du suivi personnalisé des apprenants.

Pour conclure, il importe aussi que les formateurs apportent leur contribution à l’évaluation globale de la formation. C’est un des aspects du rôle de formateur sur lequel des progrès sont possibles parce qu’il est encore assez peu développé et formalisé. Les résultats des apprenants à l’issue du concours sont certes une donnée à prendre en compte mais d’une part, elle est plus quantitative que qualitative et elle ne prend pas vraiment en compte le groupe d’apprenants et la formation dans leur globalité.

N. R, formatrice

Ingénieur en foad

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Quand mes collègues m’ont sollicité pour organiser un stage leur permettant de produire en situation pédagogique un site web, j’avoue avoir été fort ennuyé… surtout après avoir accepté. Que voulaient-ils donc ? Le savaient-ils eux-mêmes ? Voulaient-ils effarer le monde des travaux de leurs ouailles ou pensaient-ils que la fée TICE permettrait de mieux ingurgiter certains pensums ? Pourquoi les ennuyer avec Dreamweaver ou un autre générateur alors que les outils d’Office 2003 que chacun utilise acceptent un transfert HTML de bonne facture ? Mais il est rare, qu’un seul parasol donne de l’ombre à toute la terrasse et l’on s’aperçoit vite que chaque client, bien que voulant s’asseoir à la même table a des attentes bien différentes, un positionnement sol y sombra qu’il est bien difficile d’éclairer.

C’est en observant ma quinzaine de collègues que me sont venus les premiers doutes : un conglomérat sportif d’un côté et un pôle scientifico-linguiste de l’autre ainsi que deux ou trois brebis égarées dont je savais les compétences et qui géraient depuis longtemps leur propre site. Mais qu’exigeaient-ils donc ? A noter leurs insidieuses questions et à remarquer leurs messes basses, je fus vite convaincu qu’ils ne souhaitaient pas un balcon pour se montrer au monde mais exigeaient une terrasse pour y inviter du monde.

Les sportifs organisaient au mois de mai le championnat de France UNSS de rugby. Que voulaient-ils ? Une base d’information et de documents qui seraient utiles aux douze équipes sélectionnées, la possibilité de placer en temps direct articles et photos après chaque match afin que ceux restés au pays et les presses locales puissent y accéder, un tableau des résultats sous Excel toujours actualisé. J’échappais, et j’en fus fort heureux, à la diffusion vidéo des matchs en flux continu.

Les scientifico-linguistes se sont lancés dans un projet Coménius sur 3 ans regroupant huit lycées européens (Italie, Turquie, Finlande, Pologne…) sur l’analyse des paysages. Le français et l’anglais servant de langues de communication… nous permettant d’échapper aux douces gutturales du finnois. Il s’agira ici d’avoir un espace d’échange documentaire, de pouvoir gérer des tâches et un agenda. Monter un dossier Coménius qui sera retenu par chaque agence locale -ce sera d’ailleurs le cas- est une véritable aventure. Les élèves de chaque lycée auront par exemple à choisir un sujet transversal et devront pouvoir collaborer pour n’exposer qu’un document unique. Cela exige que le support soit compatible et modifiable par tous. Si le projet Coménius prévoit que les enseignants et les élèves se rencontrent in vivo, la réalisation des différents projets exige que les élèves puissent se voir, se parler et modifier leurs productions en temps direct… sur une terrasse virtuelle.

Les premiers indices pouvaient laisser penser qu’une initiation au blog serait peut-être suffisante mais je fus rapidement convaincu devant les nouvelles attentes qu’il fallait s’appuyer sur des plateformes CMS et se lancer dans SPIP qui reste l’ouverture gratuite la plus référencée. En lançant quelques appels au secours, je pouvais découvrir que du côté de l’université ou de l’IUFM des plateformes étaient disponibles. C’est Jacques Cartier qui me fit savoir que l’Etat disposait de licences permettant l’utilisation de Quickplace pour le CMS et de Centra-classe virtuelle pour la visioconférence. Quelle terrasse !

Centra d’après nos divers essais ne pose aucune difficulté et permet surtout aux différents protagonistes de modifier des documents en temps direct. Le test avec les élèves s’est parfaitement déroulé dans le cadre d’un échange suédo-jurassien. Cela sera sans doute plus épique quand, à la rentrée prochaine plusieurs équipes distantes devront collaborer en synchrone.

Quickplace, tout en souffrant de quelques bugs, donne la possibilité de créer des salles virtuelles que chacun gère comme il veut. La mise en ligne directe de documents Word, la possibilité de modification par des personnes autorisées par l’auteur, la notification, la gestion des tâches… voilà qui, avec un peu de rigueur, peut se dominer facilement. Après le stage de deux jours, mes sportifs et mes scientifico-linguistes m’ont en fait fort peu sollicité. Chacun a trouvé son siège au soleil. On pourra toutefois regretter que QuickPlace n’offre pas une maîtrise experte : on reste prisonnier d’une ergonomie par menu interdisant un travail esthétique sur l’ensemble de la page. Les fonctions avancées (agents placebots…) ne sont abordées qu’en anglais, quand elles le sont. Nous sommes chez IBM et non chez le libre SPIP ! Même les terrasses sur le monde ont quelques coins d’ombre.


Bernard GOBERT
A-TICE, Cité scolaire du Pré-Saint-Sauveur (Saint-Claude)
Site collaboratif : http://qp1.orion.education.fr/ticepss

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Ndlr :

CMS : un logiciel fournissant un système de gestion de contenu. (Content Management System en anglais)
HTML : L’Hypertext Markup Language, généralement abrégé HTML, est le langage informatique créé et utilisé pour écrire les pages Web. HTML permet en particulier d’insérer des hyperliens dans du texte, donc de créer de l’hypertexte, d’où le nom du langage.
SPIP : Système de Publication pour l’Internet Partagé.
Définitions sur http://fr.wikipedia.org/
IUFM : Institut Universitaire de Formation des Maîtres.
UNSS : Union Nationale du Sport Scolaire.

 

Apprendre lance l’errance …

Publié: 5 juillet 2006 dans Lectures
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image130« Apprendre lance l’errance. Partir. Sortir. Se laisser un jour séduire. Devenir plusieurs, braver l’extérieur, bifurquer ailleurs. Voici les trois premières étrangetés, les trois variétés d’altérité, les trois premières façons de s’exposer. Car il n’y a pas d’apprentissage sans exposition, souvent dangereuse, à l’autre…
Je m’expose à autrui, aux étrangetés. »

Michel Serres, Le tiers instruit