L’espace de travail virtuel

Publié: 7 mai 2007 dans Réflexions
Tags:,

image091

Dans « Lettre à un jeune professeur » (1) Philippe Meirieu s’adresse aux jeunes collègues qui débutent dans la carrière d’enseignant. Il leur donne ce conseil pages 59 et 60 : 

« Pourquoi  ne pas prendre le temps, avant l’arrivée des élèves, de disposer les tables pour favoriser le type de communication qu’on veut promouvoir ? Pourquoi ne pas décrire précisément au tableau les objectifs et le déroulement de la séance afin qu’en entrant, les élèves sachent, d’emblée, ce qu’on attend d’eux ? Pourquoi ne pas inventorier précisément avec eux le matériel dont on aura besoin, afin de s’assurer qu’il est à portée de main ? Je tiens, pour ma part, ces opérations élémentaires pour essentielles : elles incarnent le projet d’enseigner et construisent le cadre indispensable pour que les élèves se mettent en position d’apprendre. A l’université même, je ne laisse jamais les étudiants pénétrer dans une salle sans avoir minutieusement installé le matériel et les documents que nous utiliserons, sans avoir déposé sur chaque table le plan de la séance. Et j’exige qu’en entrant, on respecte un espace structuré qui, déjà, prépare l’esprit. »

Il en va de même en foad pour organiser la scénarisation des activités pédagogiques et le suivi des apprenants :

  • préparer le ou les espaces de travail virtuel (organisation, saisie des participants, ergonomie, aspects techniques, …)
  • préparer minutieusement les consignes de travail et les mettre à disposition des étudiants en temps et en heure
  • organiser les activités dans le temps
  • mettre à disposition les ressources de façon claire
  • gérer, suivre, modérer les échanges entre apprenants
  • tutorer les apprenants aux niveaux sémiocognitif (a), sensorimoteur (b), praxéologique (c), relationnel (d) et réflexif (e) (2)
  • expliquer quelles seront les types d’évaluations et leur séquencement pendant la durée de la formation

Un dispositif de foad est avant tout pédagogique, bien loin du  technologique. Il est certes plus aisé de donner dans le technologisme que de se pencher sur la difficulté inhérente à imaginer l’acte d’apprendre.

1. Lettre à un jeune professeur – Philippe Meirieu – ESF éditeur – 2005
2. Apprendre en présence et à distance – Une définition des dispositifs hybrides – Revue Distance et Savoirs – Volume 4 – N° 4/2006
Bernadette Charlier (Université de Fribourg) – Nathalie Descrhryver, Daniel Peraya (Université de Genève) – Page 479 « méta » fondamentale pour les processus d’apprentissage

a) Connaissance de l’objet (savoir, action, sujets (soi ou des autres)
b) Comportements gestuels et moteurs induits par l’instrument
c) Conditions de réalisation de l’action
d) Relation entre les sujets
e) Porte sur le sujet lui-même, dimension

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s