Diaporama et pratiques pédagogiques

Publié: 15 juillet 2008 dans Réflexions
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Le diaporama est devenu aujourd’hui le vecteur de la transmission d’informations. Dans toute réunion, toute conférence, les diapositives défilent.

En formation en présence aussi, cet outil est présent mais parfois trop présent. Le formateur peut avoir tendance à se « reposer » sur ces diapositives, se cantonner ainsi à une pédagogie très frontale ne laissant que peu de place à l’apprenant. Les travaux dirigés sont remis aux calendes grecques. J’ai le souvenir d’une présentation de ce type durant laquelle il a fallu ingurgiter une centaine de diapositives. Chacune délivrait un nombre d’informations important. Qui pouvait être capable d’assimiler tous ces savoirs en quelques minutes ?

En formation ouverte et à distance le diaporama est également souvent utilisé. On peut retrouver les mêmes travers que ceux mentionnés dans le paragraphe précédent. Notamment durant une classe virtuelle : présenter un diaporama à vingt personnes réparties sur cinq continents sans interaction avec les apprenants.

Est-ce à dire que le diaporama n’est utilisé que de cette façon ? Certes non. Beaucoup de scénarii sont possibles et largement mis en action par les formateurs.

  • le diaporama introductif d’une activité apprenant
  • le diaporama support de l’activité : il est mis à disposition de l’apprenant comme document canevas à compléter
  • le diaporama comme document à produire par l’apprenant (ou groupe d’apprenants)

Beaucoup d’outils sont à disposition d’un formateur, d’un enseignant en général. Mais l’outil reste l’outil. L’utilisation pédagogique qui en est faite reste du ressort du pédagogue …

Remarque : un billet sur notre blogue « Réussir un diaporama  » 

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Statue de Pestalozzi à Yverdon en Suisse (Photo Jacques Cartier)

Une plate-forme de classe virtuelle permet de réunir en ligne des apprenants disséminés aux quatre coins du monde pour faire un exposé, débattre, montrer des productions, … On se trouve ainsi dans le contexte d’une classe en présence.

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La copie d’écran ci-dessus montre ce que voit le présentateur (plate-forme Centra) (1).

On pourrait s’arrêter à l’aspect technique d’une telle plate-forme et resté un peu médusé par le côté magique de l’outil. Le souci du présentateur est principalement pédagogique : que faire durant cette classe, quels contenus faire passer, quelle activité mener ?

La plupart des présentateurs qui débutent ont tendance à utiliser cet outil de façon très expositive. Cela se comprend du fait de la complexité de cet « exercice de style ». Il faut en effet faire son exposé, passer ses diapositives, faire un partage d’application, veiller aux mains d’apprenants qui se lèvent, lire les messages du chat qui peut être ouvert en permanence, aider un apprenant à régler son micro, sa webcam, …

Et puis, avec la pratique, on observe que le présentateur « libère » la classe : il donne plus la parole à son public, le fait intervenir, lui donne la main par exemple.

Le scénario pédagogique (en bas à gauche de la copie d’écran) peut se préparer à l’avance hors ligne. Il est stocké dans un fichier que le présentateur charge en début de séance. C’est d’un grand confort pour lui car il se trouve ainsi libéré de la manipulation en direct de son scénario.

 

Un curriculum de formation fait souvent appel à l’asynchrone et au synchrone : un travail est réalisé dans un forum à thème pendant une dizaine de jours par exemple, une classe virtuelle est organisée pour présenter les travaux réalisés et ébaucher une synthèse. A la fin de cette réunion en ligne le formateur donne les consignes pour un travail futur.

Dans la formation Soffia par exemple (Système Ouvert de Formation de Formateurs Interacadémique), quatres classes virtuelles (intitulées audio conf.) sont intégrées dans le continuum de la formation. Elles sont intimement liées aux activités qui se sont déroulées en amont et qui se dérouleront en aval.

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Déroulé de la formation Soffia

Quelle serait la réaction de Pestalozzi devant l’utilisation de tels outils ?

(1)    La plate-forme Centra est mise à disposition des Académies par le pôle de compétences foad du Ministère.

Innovation ordinaire

Publié: 18 juin 2008 dans Lectures
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« Introduire de la foad dans un centre de formation relève d’une transformation alchimique, il va falloir recomposer activités, procédures, mode de gestion et d’enseignement … C’est-à-dire déconstruire la « statue » actuelle du centre de formation pour ré élaborer à partir de ses composants, en dynamique, un organisme vivant dans lequel les technologies auront leur part. De nombreuses questions se posent : comment se préparer à ce changement ? Quels sont les freins ? A quelles conditions réussir ? Qui gagne quoi dans un dispositif de professionnalisation ? Comment instaurer cette dynamique à long terme ? Quelle part laisser aux technologies ? »

Véronique Duveau-Patureau
Revue Distance et savoirs -Volume 2 – n° 1/2004, page 26

 

 

 

 

 

L’organisme de formation qui « se lance » peut difficilement faire les choses à moitié. Par exemple se doter d’une plate-forme et penser que cet outil suffira à implanter la foad dans les pratiques. Il manque de nombreux maillons à la transformation alchimique dont parle Véronique Duveau-Patureau. On peut ainsi penser que l’on se trouve dans une problématique d’innovation. A ce propos l’ouvrage de Norbert Alter « L’innovation ordinaire » est d’un apport précieux. L’auteur aborde les notions d’invention et d’innovation, indique comment une invention devient une innovation et quel est son chemin de vie.

« Ce qui semble intéressant est le fait, largement mis en évidence par la sociologie de l’innovation, que le passage de l’invention à l’innovation suppose l’existence de découvertes intermédiaires, qui se traduisent par des usages imprévus et par une capacité à en tenir compte collectivement. Plus fondamentalement, ce qui permet l’innovation n’est pas l’idée que l’on s’en fait initialement mais les leçons que l’on tire de sa mise en oeuvre. » Page 80

Pour l’auteur l’innovation ne se décrète pas d’en haut, elle est une activité profondément collective dans laquelle chacune et chacun à sa part à jouer. Il cite Joseph Shumpeter qui dit dans son ouvrage « Capitalisme, socialisme et démocratie »– 1942 :

« L’innovation n’est ni une bonne ni une mauvaise chose, elle est une « destruction créatrice ». Elle détruit l’ancien pour créer le nouveau … Cette circonstance de perpétuel changement représente la nouvelle donne du fonctionnement des firmes… La nouveauté pour « prendre » ne doit pas être en surplomb par rapport aux pratiques sociales. Elle doit faire l’objet d’une appropriation… Cette idée est majeure pour les sciences de gestion comme pour les pratiques gestionnaires. L’innovation représente ainsi une activité collective. »

L’organisme de formation va déconstruire pour reconstruire. Le temps nécessaire à cette nouvelle naissance engendrera des difficultés : la prise de conscience que l’innovation ne peut être dogmatique, la nécessité d’une nouvelle professionnalisation des acteurs, de nouveaux modes de gestion, la gestion des conflits entre innovateurs et ordre établi, l’absence d’un état stable, …

Réunion de thésards à Rouen

Publié: 15 juin 2008 dans Réflexions

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Place du vieux marché à Rouen (Photo Jacques Cartier)

La première réunion de thésards à laquelle vous participez a un côté un peu formel qui peut quelque peu intimider !

Vous présentez votre diaporama devant un parterre de spécialistes estampillés Tic et craignez leur vindicte ! 

Dans la salle des collègues du Chili, de Syrie, du Liban (en visioconférence), du Mali qui mènent la même aventure que vous.

Et puis le climat se détend car vous vous apercevez que dans tous les pays cités la problématique de fond est la même quant à l’introduction des Tic et du distant dans l’apprentissage.

Les moyens peuvent être différents certes : au Mali on utilise la radio pour diffuser des émissions dans le contexte de la formation des instituteurs. L’intervention du collègue Malien montre qu’Internet n’est pas le seul vecteur pour la formation à distance. Un dispositif bien pensé et construit avec rigueur utilisant des moyens techniques « anciens » garde toute sa valeur.

Quel moment privilégié que les échanges sur les recherches menées par les personnes présentes ! Toutes apportent un éclairage nouveau. Même le directeur de thèse dit avoir appris de cette journée.

Vous reprenez la route du retour en confiance pour mener votre navigation hauturière longue de plusieurs années !

A propos des savoirs

Publié: 31 Mai 2008 dans Lectures
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Photo Jacques Cartier 

Dans son ouvrage « Professionnalisation et développement professionnel » (1) Richard Wittorski évoque des questions en débat autour des savoirs. (page 60)

« Les savoirs sont-ils des produits « objectivés » ou des produits « cognitifs » dépendants d’un rapport (subjectif) au savoir ? La position de Charlot (1997) (2) est claire à ce sujet lorsqu’il considère qu’ « il n’est pas de savoir sans rapport au savoir et sans rapport au monde » (Charlot, 1997, p. 42). Il cite Schlanger (1978) (3) : « il ne peut y avoir de savoir hors la situation cognitive, il ne peut y avoir de savoir en soi. Le savoir est une relation, un produit et un résultat. Relation du sujet connaissant à son monde, produit par l’interaction entre le sujet et le monde, résultat de cette interaction » (cité par Charlot, 1997, p. 70). Ainsi, le rapport au savoir  est une forme de rapport au monde … Il est rapport d’un sujet au monde, à soi-même et aux autres, « le rapport au savoir est l’ensemble organisé des relations qu’un sujet entretient avec tout ce qui relève de l’apprendre et du savoir » (opus cité, p. 94). Bien plus, Charlot fait la différence entre le rapport DE savoir (rapport social, par exemple entre ouvrier et ingénieur) et le rapport AU savoir (« Le rapport au savoir se construit dans des rapports sociaux de savoir » (opus cité, p. 100). S’agissant des savoirs pratiques, Charlot ajoute que « ce n’est pas le savoir lui-même qui est pratique, c’est l’usage qu’on en fait, dans un rapport pratique au monde… Autrement dit, c’est le rapport à ce savoir qui est scientifique ou pratique et non ce savoir lui-même » (opus cité, p. 71) ». »

L’auteur évoque par exemple les savoirs liés à l’action que l’on qualifie de savoirs d’action, savoirs d’expérience, savoirs professionnels, savoirs cachés dans l’agir professionnel. Quelles sont les spécificités de chacun d’entre eux ?

Et alors qu’en est-il des notions de compétence, de connaissance ? Cet ouvrage vous aidera à clarifier ces notions avec lesquelles, pour le formateur, il n’est pas toujours aisé « d’être au clair » !

(1) Wittorski R. (2007). Professionnalisation et développement professionnel. Paris : L’Harmattan.
(2) Charlot, B. (1997). Du rapport au savoir, éléments pour une théorie. Paris : Economica.

(3) Schlanger, J (1978). Une théorie du savoir. Paris : Vrin

Relation chercheur praticien

Publié: 13 Mai 2008 dans Lectures
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La relation entre le chercheur et le praticien n’est pas toujours simple. Et pourtant ils ont besoin l’un de l’autre. Jean-Marie Van Der Maren évoque ce problème dans son ouvrage « Méthodes de recherche pour l’éducation » (1) :

« Le risque d’une praxis dogmatique et normative est d’autant plus grand que le savoir de l’artisan, le savoir pratique, est essentiellement un savoir qui s’exécute, qui ne se dit pas ni ne s’écrit. Si l’artisan est bien l’acteur de son oeuvre, il n’est que rarement l’auteur du texte qui la commente. C’est un paradoxe curieux de la situation artistique que l’on retrouve là. Le critique artistique a un droit d’auteur sur le texte qu’il produit à propos de l’oeuvre de l’artiste, alors que son texte ne pourrait pas exister sans l’oeuvre de l’artiste, qu’il ne rétribue pas l’artiste et que souvent il est incapable de faire ce qu’a fait l’artiste. Plus, le critique artistique s’imagine et se comporte souvent comme si l’oeuvre de l’artiste n’avait d’existence que grâce à sa critique. Or, il n’a rien fait, sinon parler (ou écrire) sur ce que l’artiste a fait, mais, parce qu’il a pu parler de l’oeuvre, c’est lui l’auteur. » page 51

On voit que le chercheur doit rester en retrait, avec un profond respect pour les personnes avec lesquelles il entreprend sa recherche et dont il tire les corpus utiles à son travail. Il est, comme le dit l’auteur, en « position de traducteur« .

(1) VAN DER MAREN J.M., Méthodes de recherche pour l’éducation. Bruxelles : De Boeck, 2004

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Après avoir lu le tome 2 de « Petites chroniques du dimanche soir » de Michel Serres, je n’ai pas résisté à la tentation d’acheter le tome 1 !

Dans la chronique du 19 septembre 2004 intitulée « Ivan le Terrible : l’homme et la nature » (page 16), Michel Serres évoque le problème de la dichotomie de la formation des individus, entre les littéraires et les scientifiques :

 

 

« Et, dans tous les pays occidentaux, l’Université fabrique deux populations différenciées, très séparées. D’un côté, ceux qu’on appelle les « littéraires », qui connaissent bien la culture, l’histoire, la sociologie, bref, les sciences humaines, et de l’autre côté, les « scientifiques », avec les sciences dures, la physique, les mathématiques, la chimie, etc. Ces derniers ont une idée précise de la nature, de la planète, de l’état de l’atmosphère et de la mer. Les premiers ont des idées précises sur le vote et la démocratie. Autrement dit, ceux qui connaissent la nature ne connaissent pas les hommes, ceux qui connaissent les hommes ne connaissent pas la nature. »

Michel Serres, « Petites chroniques du dimanche soir », Le Pommier – 2006 – page 18

 

 

 La foad utilise des technologies. En cela elle est fédératrice des deux « populations » citées puisqu’elle permet à la fois aux littéraires et aux scientifiques de se former. Les scientifiques ont inventé les ordinateurs, les littéraires sont spécialistes du message, tout le monde s’y retrouve !

Un dispositif de formation visant la professionnalisation des acteurs ne reste pas sur ce type de séparation entre littéraires et scientifiques, il s’adresse à l’ensemble des personnes quelque soit leur profil et vise ainsi des objectifs larges et fédérateurs :

 

« Si par ailleurs comme l’indique G. Vergnaud, une pratique professionnelle est faite d’un ensemble organisé de missions, de fonctions, de techniques humaines et organisationnelles, de technologies, que l’individu met en oeuvre non seulement seul mais aussi en relation avec d’autres – de telle manière que l’exercice du travail est aussi de savoir communiquer, un réseau de relations, du partage de valeurs, de conception, de besoins, d’objectifs et d’intentions -, alors le process de formation ne peut plus être pensé au seul plan des enjeux de savoir du geste technique. Ceci contraint le formateur à se préoccuper des situations et des collectifs de production et d’en notifier les indicateurs et les observables. » (1)

(1)    « Alors, professionnaliser par la formation ?, Maryvonne Sorel – Page 163
In « La professionnalisation en actes et en questions », coordonné par Maryvonne Sorel et Richard Wittorski, L’Harmattan, 2005.

Petites chroniques de la foad !

Publié: 24 avril 2008 dans Lectures

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En lisant cet ouvrage délicieux de Michel Serres je suis tombé sur un morceau choisi intitulé « La rentrée des classes » :

« La rentrée de septembre est assez récente. Celle d’octobre respectait un rythme agricole, un rythme rural. Elle se faisait après les dernières récoltes, la moisson de l’été, la cueillette des fruits, les vendanges d’automne… Les familles agricoles n’avaient alors plus besoin de leurs enfants pour ces petits travaux. Dès les premiers labours, travail lourd, travail d’adulte, et pendant l’hiver, où il y avait vraiment de la vacance de travail, elles les envoyaient volontiers à l’école. On conserve longtemps dans les sociétés les mêmes rythmes en oubliant quelle est leur origine… »

Michel Serres, « Petites chroniques du dimanche soir 2 », Le Pommier – 2007 – page 101

N’y-a-t-il pas un parallèle à faire entre ce temps qu’une société met à changer un rythme car elle en a oublié l’origine et le temps mis par cette même société à modifier sa ou ses façons de transmettre la connaissance ? Combien de temps faut-il, par exemple, pour bousculer le paradigme de l’enseignement et tendre vers « l’apprendre sans être enseigné » ? Combien de temps faut-il pour apprendre de façon hybride (présence / distance) ou, dans certains cas, tout à distance ?

 

Les personnes engagées dans la foad s’interrogent souvent sur le fait que son intégration dans la formation initiale ou continue peine à se développer de façon significative. Quels sont alors les changements à opérer pour accélérer cette migration ? Certainement un changement de professionnalisation des acteurs, des activités et des organisations (1), du temps, et peut-être de nombreux labours de début d’hiver !

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(1) « La professionnalisation en actes et en questions », coordonné par Maryvonne Sorel et Richard Wittorski, L’Harmattan, 2005.

 

 

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Plusieurs personnes ont participé à cet ouvrage (1) dont Mokhtar Kaddouri qui est maître de conférences au CNAM (Formation des adultes, CRF, Paris).

Je cite la conclusion de sa contribution à l’ouvrage intitulée “Professionnalisation et dynamiques identitaires” (page 145) :

“Nous venons de le voir, les attitudes à l’égard de l’offre institutionnelle de professionnalisation sont déterminées par la place qu’accordent les individus à la professionnalisation dans le cadre de leurs stratégies identitaires et au rapport entre projet institutionnel et projet personnel de professionnalisation.

La complémentarité de ces deux projets conduit à un investissement dans les démarches institutionnelles de professionnalisation alors que leur inadéquation risque de produire de la résistance, du refus ou de la résignation.

Les démarches de professionnalisation, quelques soient leur nature et les formes qu’elles prennent (formation instituée, université d’été, séminaires, échange de pratiques, etc.), tant qu’elles n’auront pas pris en compte les dynamiques et les stratégies identitaires dans lesquelles sont inscrites les personnes auxquelles elles s’adressent, risquent de produire de la résistance, du refus franc et farouche ou de la résignation. Cela ne veut pas dire qu’il faille concevoir les dispositifs en fonction des seules dynamiques individuelles en question. Mais cela signifie que rien ne pourra remplacer une négociation qui fait émerger le sens, ce dernier étant le garant incontournable de l’engagement dans les démarches de professionnalisation.” – Page 156 –

Lors d’une formation récente de formateurs à la foad, nous avions du mal, avec mes collègues tuteurs, à “mener” nos groupes d’apprenants. (formateurs présentiels à qui l’on demandait d’intégrer du distant dans leur pratique)

L’ouvrage cité, coordonné par Maryvonne Sorel et Richard Wittorski, apporte des explications aux difficultés rencontrées. Le passage du présentiel au distanciel touche de près à la professionnalisation des personnes. On ne peut pas faire l’économie de la négociation évoquée par Mokhtar Kaddouri.

 

L’organisme de formation, qui “pousse à la roue”, doit lui aussi professionnaliser son action. Il ne peut se contenter de professionnaliser uniquement les acteurs que sont les formateurs. Ceux-ci ne sont qu’un maillon de la chaîne du changement à opérer.

(1)    “La professionnalisation en actes et en questions”, coordonné par Maryvonne Sorel et Richard Wittorski, L’Harmattan, 2005

 

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A cette adresse vous trouverez des vidéos intéressantes sur le thème du tutorat :

>>> http://www.licef.teluq.uqam.ca/FQRSC/index.htm

En fonction des responsabilités de chacune et de chacun le tutorat est « joué » de façon spécifique. Le rôle de tuteur à la Téluq (1), un métier !

Ecoutez notamment le témoignage d’un étudiant qui est riche de sens sur les attentes des apprenants :

>>> http://www.licef.teluq.uqam.ca/FQRSC/Videos/2006_INSPQ_EtudiantInter_ArnaudDuhoux.wmv

Si le thème du tutorat vous intéresse le blogue de Jacques Rodet est une ressource de choix :

 >>> http://blogdetad.blogspot.com/

(1) Télé-Université du Québec

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