Le service Practice

Publié: 27 décembre 2006 dans Ressources

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Nous avons rencontré récemment les collègues de l’Université de Lyon 1 qui animent le service PRACTICE.
Il s’agit d’un service commun (Production, Réalisation, Assistance, Conseil en Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement). Il regroupe, centralise et fédère toutes les actions et tous les moyens en relation avec les TICE.

>> Adresse : http://www.univ-lyon1.fr/08266586/0/fiche___pagelibre//

Ses activités sont les suivantes :

  • Développements informatiques
  • Animations, simulations : réalisations 3D, Flash
  • Réalisations vidéo
  • Infographie papier et web
  • Photographies
  • Conseils aux enseignants, aide et accompagnement technique
  • Formations

PRATICE met à disposition des enseignants et des étudiants de l’université (2200 enseignants, 30.000 étudiants) la plate-forme SPIRAL. Vous pouvez la tester à l’adresse : http://spiral.univ-lyon1.fr/ . Cliquez « Spiral démo » (http://spiral.univ-lyon1.fr/demo).

Nous avons des difficultés à produire des ressources multimédia. C’est un travail de spécialiste, long et coûteux. C’est un peu le point « faible » de notre activité.

On peut imaginer que chaque Académie (ou un pôle inter-académique) se dote de ce type de structure et de plate-forme pour aider les enseignants à introduire les TICE dans leur pratique au quotidien. La mutualisation des moyens humains et techniques prend tout son sens.

Veillons néanmoins à ne pas reproduire des ressources qui existent déjà ! Pour cela les collègues du Scéren (1) sont précieux ! 

 (1) Services Culture Éditions Ressources pour l’Éducation nationale – http://www.cndp.fr

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Les apprenants qui participent à la formation « Learn-Nett 2007 » utilisent un espace de formation collaborative appelé « Galanet« .

La navigation à l’intérieur de ce site s’appuie largement sur des concepts métaphoriques. « Mon bureau« , « Salle de réunion« , « Salle de conception« , « Bar« , « Les salons« , …

L’article de Françoise Poyet (1) pose la question de la pertinence de la métaphore spatiale dans un espace de formation. Elle met bien en avant le fait que cette navigation doit être axée sur une dimension opératoire pour l’apprenant, sinon elle devient un frein à l’apprentissage :

« En conséquence, il nous semble qu’une approche centrée sur l’activité du sujet lors de la navigation dans des sites de formation à distance impose le choix de métaphores et de représentations où la dimension opératoire est fondamentale. C’est-à-dire que dans cette approche, l’apprenant doit être amené à effectuer des activités finalisées dans des contextes déterminés. Il doit pouvoir comprendre quelles manipulations il doit effectuer, ce que l’on attend de lui et quel est le chemin à parcourir pour atteindre ses objectifs de formation. De même, il doit avoir connaissance des effets possibles de ses actions (par exemple, si elles sont réversibles ou non). »

> lien vers l’article
(1) Françoise Poyet est Maître de Conférences en Sciences de l’Education – Université des Antilles et de la Guyane – Campus de Schoelcher –

Souvenirs d’une classe à tous les cours

Publié: 23 décembre 2006 dans Formation
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En début de carrière bon nombre de collègues de ma génération ont commencé leur activité d’instituteur dans une école de campagne. Une classe « à tous les cours » (de la maternelle au CM2) attendait ces nouveaux enseignants fraîchement sortis de leur formation professionnelle. Une compétence particulière était requise pour gérer le fourneau à bois dressé au milieu de la pièce unique qui servait de classe.

La semaine dernière j’ai repensé à cette époque des années 70 en participant à une classe d’un tout autre genre. Les élèves étaient à Mons et à Liège en Belgique, à Fribourg en Suisse, à Kinshasa en République Démocratique du Congo, à Strasbourg Mulhouse et Besançon en France.

Ils ont travaillé de 9 h à 17 h (pause de 13 h à 14 h) par micros interposés, se voyaient par webcams. Les activités pédagogiques proposées se déroulaient sur chaque site et aussi entre sites.

J’ai été frappé par la pertinence des apprentissages réalisés, par la souplesse du dispositif, par l’attention soutenue des participants.

Trente cinq ans après ma première classe « réelle » cette classe « virtuelle » est venue me requestionner sur ma pratique d’enseignant. Autre époque, autres médias, …

Un changement de paradigme c’est certain …

« Non, un message n’est pas invariant par les manières de le transmettre; tout au contraire, il se transforme à mesure que changent les voies. Oui, le savoir dépend des modalités de sa transmission. »

Michel Serres, dans un article hors-série du Monde de l’Education, « Apprendre à Distance », sorti en septembre 1998, sous la direction de Michel Serres et Michel Authier.

 

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L’expression travail collaboratif est sur toutes les langues, dans tous les ouvrages et articles traitant de formation ouverte et à distance. Mais il ne s’agit pas d’une méthode pédagogique infaillible censée résoudre le problème de l’apprentissage. Elle n’est pas la seule façon d’apprendre (France Henri, Karin Lundgren Cayrol, 2003) et ne convient pas à toutes les situations de formation. Au formateur de choisir cette modalité si, dans le contexte de la formation en cours, elle est pertinente pour faciliter les apprentissages.

Et puis cet « exercice de style » est difficile et nécessite une posture réflexive de l’enseignant, comme l’indique Philippe Perrenoud :

« Aucun fonctionnement collectif n’est simple, tout groupe, même uni, est menacé par des clivages, des conflits, des abus de pouvoir, des déséquilibres entre les rétributions et les contributions des uns et des autres. Ces dysfonctionnements sont accompagnés de sentiments d’injustice, d’exclusion, de révolte, d’humiliation, de « ras-le-bol ». Les équipes expérimentées ne sont pas à l’abri de ces tribulations, elles savent simplement les anticiper et les contenir, évitant qu’elles ne dégénèrent en crises. Pour assurer cette régulation, il faut évidemment se parler dans un registre qui n’aggrave pas les tensions, les non-dits ou les blessures, mais permet au contraire de s’expliquer.

Seuls peuvent s’engager dans cette forme de méta communication les enseignants qui s’adonnent eux-mêmes à une forme de pratique réflexive et de métacognition. Il leur reste alors à partager des impressions et des analyses avec leurs collègues, ce qui n’est pas facile, mais amorce la régulation. Le silence, l’escalade, le refus de faire partie du problème, la recherche du bouc émissaire, le psychodrame ou la crise de nerfs expriment des émotions, mais trahissent aussi un défaut de prise de distance et d’analyse de ce qui se joue. La réflexivité de chacun est un ingrédient de l’analyse collective du fonctionnement et un atout majeur dans la régulation des rapports professionnels et du travail en équipe (Gather Thurler, 1994, 1996). »

« Développer la pratique réflexive dans le métier d’enseignant » – page 58
Philippe Perrenoud – 2003 – ESF éditeur – Collection dirigée par Philippe Meirieu
Phillipe Perrenoud, sociologue, est professeur à l’Université de Genève – >>>>
Philippe Perrenoud sur le Net.

Claire Garcin, qui a créé le blog e-TIC ET(te) FOAD , revient sur son rôle de fondatrice, sur la (les) vocation(s) du blog, sur les perspectives à moyen et long termes… Bref, une mission pas facile à tenir mais qui en vaut la peine.

Thématique de e-TIC ET(te) FOAD
Travaillant dans le monde de la FOAD, je voulais faire partager mes « trouvailles » dans ce domaine. Le e-learning évolue tellement vite qu’il est en effet important à mon sens de garder un œil ouvert.
Le blog e-TIC ET(te) FOAD est donc destiné à toutes les personnes qui s’intéressent de près ou de loin à la formation ouverte et à distance.

J’y propose une série d’articles, de dossiers, d’ouvrages et d’événements en lien avec la FOAD. Chaque mois, une newsletter est envoyée aux abonnés.


Pourquoi le blog ?

J’ai choisi le blog d’abord par curiosité car on parlait beaucoup de cet outil autour de moi et qu’il était hors de question de passer à côté. Egalement, je cherchais depuis longtemps un outil qui me permette à la fois d’organiser et de mutualiser des ressources, et qui soit en même temps simple d’utilisation. Le blog réunit ces deux conditions. La possibilité laissée au lecteur d’interagir par le biais des commentaires est également un plus.


De la difficulté d’alimenter le blog
Ouvert en juin 2005, je me suis petit à petit laissée prendre à ce « jeu ». Au fur et à mesure, le nombre de lecteurs, des abonnements à la newsletter, des articles s’est multiplié.

Alimenter le blog est devenu alors un travail quotidien nécessaire puisqu’on sent que le lecteur attend quelque chose, qu’il faut poster des nouvelles informations en permanence. C’est aussi le revers de la médaille… Je n’avais pas soupçonné cette émulation, et donc tout ce travail de veille à organiser quotidiennement.

Après plus d’un an d’expérimentation, je peux dire que le rythme est difficile à tenir, même si rien n’est obligatoire ni imposé. On a promis certaines choses au lecteur en lui proposant des ressources, donc on se « doit » de continuer à produire. C’est contraignant, mais j’ai choisi de continuer parce que j’y trouve aussi mon compte. Et puis, je reçois régulièrement des messages d’encouragement qui me poussent à continuer.


Ce que le blog m’a apporté
On dit souvent qu’un CV ne suffit pas pour trouver un boulot. Je partage cette opinion. La création de ce blog a correspondu avec ma démarche de changer d’emploi. Et je pense sincèrement que cela m’a aidé, puisque j’ai retrouvé un autre emploi en avril.

Le blog m’a aussi permis de me faire connaître auprès des acteurs de la FOAD ; c’est d’ailleurs grâce à e-TIC ET(te) FOAD que le GreCO* m’a proposé de rédiger des articles sur la FOAD et publiés sur WebGreCO , que je vais bientôt intervenir dans un séminaire sur les savoirs de base et la FOAD , et que e-difor me demande ce papier (non là je triche… Jacques (Ménigoz) est ami !)

Le bilan est donc plutôt positif.


En projet
Au niveau du fond : j’aimerais multiplier les interviews des gens du métier, élaborer des dossiers plus complets sur des sujets spécifiques, et pourquoi pas inviter certaines personnes intéressées à participer ponctuellement à la vie du blog,…

Sur la forme : un blog doit être, à mon sens, alimenté en moyenne trois fois par semaine. C’est un objectif que je me suis fixé. Par ailleurs, j’envisage de refondre et réorganiser le blog de façon à ce qu’on trouve davantage de rubriques.


Un vrai boulot en perspective…


Claire Garcin
http://clairegarcin.over-blog.com

* Grenoble Campus Ouvert

 

A propos du droit

Publié: 13 novembre 2006 dans Ressources
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Vous utilisez le courriel au quotidien, vous gérez un site Internet, un blog, une plate-forme de formation à distance.

Pour cela vous faites référence à des ouvrages, à des ressources sur Internet, vous intégrez des liens dans vos écrits, citez des auteurs, utilisez des images pour agrémenter vos articles …

Mais avez-vous le droit d’utiliser tous ces documents ? Heureusement que les collègues de la mission Tice ont travaillé la question pour vous aider à y voir plus clair !

Leurs écrits sont sur  http://missiontice.ac-besancon.fr/juridique/index.htm .

Citons également le travail de Michel Antony sur
http://missiontice.ac-besancon.fr/histoire_geographie/HGFTP/Ntic/Lib-Info.doc .
(Cliquer « Annuler » à la demande de mot de passe)

 

Le 10.000 ème visiteur

Publié: 5 novembre 2006 dans Réflexions
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Créé le 10 mai 2006 notre blog fête son 10.000 ème visiteur !

Magie de l’Internet comme outil de communication, magie du blog comme outil d’écriture.

Merci aux personnes qui ont accepté de publier des billets. Les contributions par des apprenants, des spécialistes nationaux et internationaux de la formation à distance, ont été nombreuses.

 

A vos claviers !

L’apprenant au centre du dispositif

Publié: 4 novembre 2006 dans Réflexions
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Dans la littérature foad on emploie souvent l’expression « l’apprenant au centre du dispositif« . Claire Belisle (1) a une autre vision des choses, elle place « l’apprentissage au centre du dispositif« .

Vous serez certainement intéressé(e) par son intervention sur Canal-U :

Adresse du site Canal-U : http://www.canalu.fr/canalu/index.php

Cliquer :
– Profession formateur
– Images de la formation à distance
– Témoignages d’acteurs
– Belisle Claire
– Foad et NTIC

(1) Claire BELISLE, psychosociologue, ingénieure de recherche en sciences humaines et sociales au CNRS, experte auprès de la Commission européenne pour l’évaluation de projets de recherche en multimédia éducatif analyse le rapport FOAD et NTIC.

Pratique pédagogique, tension ?

Publié: 4 novembre 2006 dans Lectures
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« … Mais c’est peut-être que la pratique pédagogique est tension… c’est surtout que la pratique est histoire et que l’histoire c’est la fugacité, le passage, le parcours, la transition, le conflit. La difficulté majeure des théories de l’apprentissage, celle qui les conduit à l’aporie, c’est d’assumer l’historicité de l’apprendre et le fait qu’une histoire n’est pas, n’est jamais, un développement linéaire mais bien une dialectique. Les philosophes se sont toujours heurtés à cette question : « Comment peut-on passer du non-savoir au savoir ? Comment peut-il advenir du changement ? » et ils ont toujours été tentés de dénier l’histoire à l’apprentissage, de basculer dans le déjà-dedans ou d’affirmer la totale malléabilité du sujet aux interventions extérieures.
Alors que l’apprentissage est une histoire qui met en présence un déjà-là et une intervention extérieure ; une histoire où s’affrontent des sujets et où travaillent et s’articulent, jamais très facilement, intériorité et extériorité, élève et maître, structures cognitives existantes et apports nouveaux. (page 40)

 

Ce court extrait vous donne certainement envie de lire l’ouvrage de Philippe Meirieu « Apprendre … oui, mais comment » (ESF éditeur), que votre pratique intègre ou non la formation à distance !

Aporie : contradiction insoluble dans un raisonnement.

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« L’analyse des besoins est une étape souvent négligée des démarches de développement. Qui ne connaît pas de projets technologiques qui ont débuté par le choix d’un logiciel ou d’un média, suivi de celui des contenus, pour ensuite mener à une production pour laquelle on cherche encore le besoin ?

Comprendre le besoin, c’est non seulement déterminer les fonctionnalités et les qualités que doit posséder le système d’apprentissage mais aussi comprendre les contraintes et opportunités du contexte dans lequel il s’inscrit. »

Lucie Audet – Pour franchir la distance
http://www.refad.ca/nouveau/guide_formateurs_FAD/guide_formateurs_FAD.html

Il peut sembler plus facile « d’entrer par la porte technologique » dans un projet de formation distance et oublier de ce fait les besoins réels auxquels répond le dispositif à mettre en place.

Cette erreur résulte d’une précipitation à concevoir, produire, mettre en ligne. Certes, ces phases sont essentielles mais il est important de les placer « au bon endroit » du projet. Certainement pas à son démarrage, avant toute étude des contextes externe et interne dont parle Lucie Audet. (page 12)

Une formation bien pensée, utilisant une technoloigie simple (comme le courriel), sera certainement plus pertinente et performante qu’un dispositif « au top » de la technologie mais qui, en route, aura oublié les apprenants, leur contexte de vie, leur culture, leurs contraintes.

Il est urgent de se hâter lentement !