Archives de la catégorie ‘Réflexions’

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Bonjour à Vous,

Un parcours de formation que l’on écrit et que l’on dépose en ligne sous forme de site web ou sur une plateforme de formation a « une durée de vie limitée » du fait de l’évolution continue de la toile.

C’est pour cette raison que je viens de mettre à jour un parcours que j’ai écrit concernant l’usage des ressources (textes, images, sons, vidéos) en toute légalité.

J’ai ressenti la nécessité d’écrire ce document car, dans mon quotidien de formateur et d’expert, je suis confronté au fait que de nombreuses personnes (formatrices, formateurs, enseignantes, enseignants) ne se préoccupent pas beaucoup du droit d’utilisation des ressources utilisées dans leurs cours.

Vous trouverez cette production à cette adresse : http://jacques-cartier.fr/utiliser_ressources_leg…/parcours/

Une version « allégée » se trouve à cette adresse : http://jacques-cartier.fr/utiliser_ressources_legalite/parcours_allege/

Elle est en licence Creative Commons !
Licence : https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/

Bien à Vous,

Jacques Cartier

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J’écris un peu, beaucoup, …

Publié: 13 septembre 2016 dans Réflexions
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Paternité Certains droits réservés par zigazou76

J’entends souvent dire que, dans le monde d’aujourd’hui, nous n’écrivons plus. Finie la page blanche et la plume Sergent Major pour écrire à sa famille lointaine ou à sa douce laissée au pays…

En fait, j’ai l’impression d’écrire plus qu’avant, y compris au-travers du courriel qui est devenu une tâche quotidienne. Et puis, il y a courriel et courriel. Je cite ci-dessous un extrait d’un ouvrage de Philippe Meirieu :

« Inutile donc de se lamenter sur la prolifération des écrits informatiques. Car il y a, dans ce domaine, « écrit » et « écrit ». Un courriel peut être, effectivement, un signal médiocre sans aucun autre intérêt que de prévenir d’un rendez-vous ou d’une réunion. Il est parfois une réaction spontanée, épidermique, qu’on rédige à la va-vite sans introduction ni formule de politesse, sans souci de correction syntaxique, avant de l’envoyer impulsivement en appuyant sur la touche fatidique « répondre à tous ». Mais un courriel peut être aussi un texte très élaboré qu’on travaille vraiment en le relisant plusieurs fois « dans sa tête », dont on soigne la composition et l’orthographe, qu’on laisse quelques heures, ou quelques jours, dans la boîte « brouillons » avant de l’envoyer. Écrire n’est pas une affaire technique, ce n’est pas assembler des lettres. C’est une disposition d’esprit…

Philippe Meirieu, Pourquoi est-ce (si) difficile d’écrire ?, Bayard, 2007
Lien : https://www.meirieu.com/LIVRESEPUISES/BAYARD-ECRIRE.pdf

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

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Image en CC0 sur Pixabay

Il m’est arrivé lors d’animations de formations de rencontrer des formateurs qui boudaient le fait d’utiliser la plateforme de formation de leur organisme de formation. Certains, rares, refusaient même toute utilisation et préféraient manipuler leurs outils.

Il me semble qu’il est bien vain de ne pas jouer le jeu. L’organisme a fait un choix à un moment donné. Cela n’empêche pas de le remettre en cause, mais on ne passe pas d’une plateforme à une autre en cliquant des doigts.

Et puis, la plupart des outils se ressemblent, qu’ils soient asynchrones ou synchrones. Ils font tous à peu près les mêmes choses. Nous avons bien sûr les uns les autres des préférences, mais cela reste à la marge.

Dans mon cas, mes débuts avec Moodle étaient hésitants, dubitatifs. C’est en utilisant réellement la plateforme que j’ai fini par l’apprécier.

En fait, l’élément fondamental reste le projet pédagogique que vous menez. Il n’y a pas d’outil parfait.

Jacques Cartier
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By Einar Faanes – Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=620293

Les organismes de formation que je rencontre ces temps-ci souhaitent inclure une dose de distant dans leurs curricula de formation. L’hybride (mélangeant présence et distance) semble devenir un passage obligé.

Faut-il alors avoir peur du tout distant ?

Un collègue évoquait récemment son impossibilité de monter une formation car les apprenants sont issus d’une île lointaine et ne peuvent se rendre une fois par mois en métropole pour des raisons de coût. Dans ce cas de figure, pourquoi ne pas pousser le bouchon plus loin et se lancer en tout distant ?

Les moyens de communication synchrones (comme la classe virtuelle) fonctionnent aujourd’hui de façon très satisfaisante du fait de l’augmentation significative des débits proposés pour la connexion Internet.

La plateforme de formation  asynchrone garde touts sa pertinence pour déposer les contenus, échanger sur des forums, remettre des travaux individuels et collectifs.

Quelques grammes de bon sens, un choix judicieux d’outils pour préparer et déguster, un gros zeste de scénarisation, une pincée d’audace, un accompagnement aux petits oignons, des apprenants gourmands, une équipe en appétit et les choses deviennent possibles !

Jacques Cartier

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Le formateur, l’enseignant sont des professionnels très jaloux de leur liberté pédagogique. Ils sont comparés parfois à des professions libérales alors qu’ils n’en ont ni le statut ni le salaire.

Dans l’activité professionnelle touchant au numérique, cette liberté peut être écornée par le fait de l’utilisation d’outils imposés par l’organisme de formation. (plateforme par exemple)

Quand je suis arrivé en 2010 dans mon université, on m’a fourni une adresse de courriel en univ-fcomte.fr et on m’a indiqué que les cours se situaient sur une plateforme Moodle à cette adresse : www.moodle.univ-fcomte.fr. Il est aisé de comprendre qu’une institution, un organisme de formation se dotent d’espaces en ligne sur lesquels les intervenants sont tenus d’exercer leurs activités d’enseignement et de formation.

Le formateur et l’enseignant peuvent néanmoins cultiver une identité numérique indépendante. ils vont peut-être changer d’employeur, muter d’un poste à un autre, se mettre à leur compte, …

Aussi, pour quelques euros par mois, est-il aisé de se doter de son propre espace numérique de travail en s’offrant les services d’un prestataire en ligne. Pour la somme de deux euros mensuels, je dispose d’un nom de domaine, d’une plateforme Moodle et d’un blogue WordPress :

Ces deux espaces sont mes outils du quotidien, comme un cahier Clairefontaine 48 pages à reliure piquée, 2 rabats,  couverture polypro, dimension 17*22 !

Devant la montée de la modalité hybride de la formation, cette identité numérique construite et personnelle semble être l’apanage privilégié du formateur et de l’enseignant lambdas.

Jacques Cartier

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Rem : espace-formation.eu cible sur un Moodle 1.9, espace-formation.biz sur un Moodle 2.8.

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Estavayer le lac (canton de Fribourg – Suisse) par grand froid
Par Seb65 (Travail personnel) [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Mes missions m’amènent à rencontrer des organismes de formations divers et variés, des formatrices et formateurs de différents horizons.
Bien souvent, je perçois une frilosité à entrer dans une dynamique de formation à distance. Certes, l’idée est évoquée, étudiée, discutée. Mais le passage à l’acte est retardé, comme si on ne savait pas très bien par quel bout prendre le problème.

J’ai l’impression que les personnes focalisent beaucoup sur l’outil plateforme en se disant qu’elles ne seront pas capable de le gérer. L’organisme dispose fréquemment de la plateforme Moodle qui semble être une usine à gaz pour les futurs utilisateurs.

Je leur montre alors l’outil « étiquette » de cette plateforme qui permet de faire plein de choses dans un contexte de bureautique. En intégrant par exemple un lien vers un site, une vidéo, une image, …

Et je dédramatise aussi en indiquant que les savoirs du formateur pour un contenu présentiel se retrouvent en ligne : objectifs, pré-requis, évaluation, …

Ainsi, lors d’une formation, je pense qu’il faut rapidement mettre les personnes dans le bain, en leur donnant dans un cours Moodle par exemple le statut d’enseignant qui autorise la création et publication de contenus.

Et très vite, tout le monde se sent à l’aise, la glace est brisée, la frilosité fait place à un début d’engagement.

Jacques Cartier
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 Je vous propose un parcours de formation / réflexion sur le thème de l’opportunité pour le formateur lambda de se saisir de l’utilisation du numérique dans sa pratique au quotidien.
Le formateur aujourd’hui, peut-il se passer du numérique ? L’organisme qui l’emploie fait souvent le forcing pour « l’inviter » à entrer dans cette pratique. Parfois en le caressant dans le sens du poil, parfois en le mettant au pied du mur.
Mais est-ce aussi simple ? J’ai écrit ce parcours de formation réflexion pour mener une réflexion sur les tenants et aboutissants du cheminement nécessaire à ce qui est certainement une transformation profonde des pratiques.

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Image sur Pixabay en CC0 domaine public

Un organisme de formation qui souhaite introduire le distant dans sa pratique forme souvent ses formateurs sur les aspects pédagogiques de cette modalité particulière. J’ai souvent observé que les aspects techniques (utilisation du numérique) sont souvent laissés de côté, peut-être parce que l’on pense que tous les formateurs (enseignants) ont le niveau ? Je crois que c’est plus de l’ordre de l’omission.

  • l’utilisation quotidienne d’un ordinateur, d’un smartphone, d’une tablette fournit le socle de base des compétences utiles. Et il est vrai que la plupart des personnes sont à ce niveau d’utilisation. Peu de formateurs sont ainsi des grands débutants !

Les manipulations de base de son ordinateur sont un pré-requis indispensable. Cela semble acquis. Quelles manipulations plus élaborées sont alors nécessaires ?

  • Il me semble important savoir gérer ses fichiers

Discerner leurs types en les identifiant par leurs extensions (.pdf, .docx, .html, …), les organiser dans des dossiers et sous-dossiers. Les fichiers de la formation « F » seront déposés dans le dossier « Formation_F ». Ce dossier sera subdivisé en sous dossiers : Textes, Images, Sons, Vidéos, …

  • La sauvegarde du travail réalisé est une nécessité « vitale »

On s’équipe d’un logiciel de sauvegarde, d’un disque dur externe, d’un nuage (cloud) efficace.

Travailler avec un seul exemplaire, c’est traverser les chutes du Niagara sur un fil sans corde d’assistance en cas de chute ! Les ordinateurs d’aujourd’hui sont de plus en plus fiables, on en vient à oublier que la panne ne prévient pas. Ou la casse, ou le vol, …

  • Utiliser une plateforme de formation asynchrone, béaba ?

L’organisme de formation est équipé d’une plateforme de formation. Son utilisation nécessite un apprentissage. Une formation initiale et continue est à organiser pour l’équipe. Le son et la vidéo sont de plus en plus intégrés dans les cursus de formation. Des formateurs ont leur propre chaîne Youtube…

On peut créer un parcours intitulé « Bac à sable » dans lequel le formateur peut faire tous ses tests sans risquer de faire des bêtises sur le vrai parcours. C’est comme la cale martyre utilisée en menuiserie pour protéger la planche originale !

  • Se doter d’un logiciel auteur

L’utilisation d’un logiciel auteur (j’utilise Exelearning – http://exelearning.net) inclut des outils pédagogiques prêts à l’emploi. De plus il permet de produire des parcours qui seront utilisables sur d’autres plateformes, car il autorise l’export au modèle SCORM :

Voici les principales exigences auxquelles le modèle SCORM devrait permettre, à terme, de satisfaire :

Accessibilité : capacité de repérer des composants d’enseignement à partir d’un site distant, d’y accéder et de les distribuer à plusieurs autres sites.

Adaptabilité : capacité à personnaliser la formation en fonction des besoins des personnes et organisations.

Durabilité : capacité de résister à l’évolution de la technologie sans nécessiter une reconception, une reconfiguration ou un recodage.

Interopérabilité : capacité d’utiliser dans un autre emplacement et avec un autre ensemble d’outils ou sur une autre plate-forme des composants d’enseignement développés dans un site, avec un certain ensemble d’outils ou sur une certaine plate forme. Note : il existe plusieurs niveaux d’interopérabilité.

Réutilisabilité : souplesse permettant d’intégrer des composants d’enseignement dans des contextes et des applications multiples.

Sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sharable_Content_Object_Reference_Model

  • Utilisation d’une plateforme synchrone

Le synchrone (la classe virtuelle) a le vent en poupe (voir le billet http://espace-formation.org/classe-virtuelle-le-vent-en-poupe/ ). Son utilisation technique requiert un certain entraînement. Gérer le son, la vidéo, les fichiers inclus, les fichiers mis à disposition en téléchargement, …

  • Assistance de premier niveau

Le formateur doit pouvoir aider les apprenants à solutionner leurs problèmes techniques de base. Par exemple, paramétrer le micro pour la classe virtuelle, configurer le navigateur pour que tout s’affiche correctement à l’écran, gérer le bon type de fichier à déposer sur la plateforme.

Formateur = Géo Trouvetou !

Jacques Cartier

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Peau neuve !

Publié: 24 mars 2016 dans Réflexions

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Bonjour à Vous,

Mon blogue fait peau neuve. Il a changé de nom de domaine et se situe maintenant sur espace-formation.org.

Bien entendu, j’ai réalisé une redirection de l’ancien blogue vers cette nouvelle mouture.

Sur ce lieu d’écriture privilégié, j’espère que vous serez un lecteur intéressé par la problématique du numérique dans l’acte d’apprentissage et dans la vie citoyenne.

Bien à vous,

Jacques Cartier

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Paternité Certains droits réservés par Domaine de Drogant

Je lis ici et là en ce moment des commentaires sur la pertinence ou non d’utiliser le numérique à l’école (école au sens large de la maternelle à l’université).

L’image jointe montre un voilier qui remonte au près (près du vent).

Il faut au barreur de « Ivre de liberté » (image sur flickr : https://www.flickr.com/photos/domainededrogant/14085599897/sizes/z/ ) immatriculé à Concarneau (CC : ne pas confondre avec Creative Commons !) beaucoup de savoir faire pour mener ainsi son voilier.

Il en va de même avec le numérique à l’école. Du temps, de la patience, des milles à parcourir, des grains à essuyer, des risques !

Laissons le temps aux formateurs, aux enseignants, de trouver les routes « maritimes » à suivre pour inclure le numérique dans leurs pratiques au quotidien !

Il y a plusieurs types de gréements, mon voilier (Pen Guen : http://www.jacques-cartier.fr/skellig/pen_guen.JPG) est un gréement sloop houari, mes voiles sont de couleurs tan. Peut-être avez-vous un gréement de cotre, de cat-boat ou de tartane ! Cela ne vous empêche pas de naviguer !

Jacques Cartier

www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

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