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Continuons sur le thème de la classe virtuelle pour évoquer la préparation de son scénario.

Avec cet outil (Saba Centra), il est possible de préparer le scénario en amont de la classe. Ceci est précieux, car écrire des liens, manipuler des fichiers en direct en présence des participants n’est pas aisé. Pas le temps de télécharger un fichier volumineux sinon votre auditoire va aller se couler un petit café !

L’outil appelé « Agenda builder » – voir copie d’écran ci-dessus) vous permet de préparer tous les contenus utiles : intégration d’un diaporama, d’un fichier à télécharger, de liens à cliquer,… Vous pouvez charger ce fichier en amont de la formation et le tester en vrai avant le moment fatidique de la vraie classe !

Ce scénario peut servir à plusieurs classes. Il est modifiable à souhait et peut être intégré en partie ou en totalité dans un autre scénario.

Il est possible également de créer une banque de scénarii partageables avec des collègues formateurs et enseignants.

Et puis, avec un groupe d’apprenants qui ont une certaine expérience, il est très intéressant de leur donner accès à cet outil sur la plateforme. À eux de créer le scénario. Ils entrent alors dans le vif du sujet…

Jack, formateur occasionnel.

A suivre …

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Paternité Certains droits réservés par toddwendy

Debout à 4 h 30, train pour Paris à 6 h, arrivée gare de Lyon à 8 h 40, métro, réunion, métro, train, retour à 23 h …

C’était mon lot plusieurs fois par mois jusqu’au jour où le logiciel de classe virtuelle est entré en action.

Réunion en ligne avec micro et webcam, un petit expresso sur le bureau. Les premières réunions étaient émaillées de petits incidents techniques, notamment des soucis de micro. Puis l’usage se développant, les aléas techniques se sont estompés.

Peu à peu, cette façon de se réunir à distance s’est imposée. J’ai réduit le nombre de mes déplacements à Paris de moitié. Mais j’ai aussi économisé du temps de transport et les coûts liés ainsi que la fatigue. Et puis, j’ai trouvé que les réunions étaient plus efficaces, car il fallait aller à l’essentiel et tenir le temps prévu.

Rapidement m’est venue à l’esprit d’utiliser l’outil en formation ! Dans le cas d’une formation hybride, la classe virtuelle (le synchrone) permet de réunir tout ou partie des apprenants sans se déplacer. On peut aussi se réunir de façon impromptue si le coup de fil ne suffit à pas expliciter les choses, s’il faut se projeter un document par exemple.

Au début, on se surprend à utiliser l’outil de façon principalement expositive. On a beaucoup de choses à gérer : les contenus, la prise de parole, les interactions, le micro, la webcam…

Une fois ces lourdeurs assumées, on réfléchit à donner la main aux apprenants. Et s’ils avaient quelques diapos à présenter seuls ou en groupes, et s’ils prenaient la responsabilité de la gestion de la classe, de sa réservation, ses contenus, son déroulement, … ?

Cet usage n’a pas de peine à se développer car les personnes sont utilisatrices d’applications comme Skype ou Hangout. Elles changent d’interface mais pas de réflexe d’usage.

L’équipe enseignante du master Ipdod dans lequel j’étais intervenant (Ingénierie Pédagogique dans des Dispositifs Ouverts et à Distance – 2004/2008) a autorisé de nombreuses soutenances avec l’outil en ligne. Nous avons évité un déplacement coûteux à des étudiants qui venaient de Chine ou d’ailleurs, pour quinze minutes de soutenance et vingt minutes d’entretien avec le jury.

Je repense à l’instant à un texte de Michel Serres :

« Oubliez donc, un moment, les programmes et travaillez sur les canaux : les contenus, puis les méthodes pour les diffuser vous viendront par surcroît ; et vous vous étonnerez d’avoir trouvé les solutions sans les chercher. »
Hors-série du Monde de l’Éducation, « Apprendre à distance », septembre 1998.

Jack, formateur occasionnel.

A suivre …

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Lien vers le site : http://www.vae.gouv.fr/

Il n’y a pas si longtemps, la scolarité s’arrêtait normalement après l’obtention d’un diplôme, puis c’était l’entrée dans la vie active. Le diplôme initial collait à la peau. Le cursus de vie professionnelle était tout tracé…

Heureusement que l’idée de formation tout au long de la vie a fleuri dans les esprits pour sortir de ce qui pouvait être un enfermement à perpétuité. La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience, la VAP (Validation des Acquis Professionnels) ont été pour de nombreuses personnes la solution pour dynamiser une nouvelle carrière.

La Validation des Acquis Professionnels – VAP – est un dispositif qui permet d’intégrer une formation de l’enseignement supérieur, sans avoir le diplôme requis. Les expériences professionnelles et personnelles du candidat sont reconnues et lui permettent d’accéder à la formation sans les diplômes exigés.

Pour mon cas personnel, ce dispositif m’a permis d’intégrer une formation de master 2. Quelle respiration de retourner sur les bancs de l’école, de passer du statut d’enseignant à celui d’élève l’année de mes cinquante ans !

On redevient potache mais un observateur scrupuleux de la façon de travailler des enseignants qui nous encadrent. On se surprend à découvrir leurs mimiques, leurs tics, leurs maladresses. Mais la plupart du temps on apprécie leurs qualités, leur professionnalisme, leurs stratégies pédagogiques, leur ouverture.

On s’aperçoit aussi qu’il faut du temps pour apprécier un formateur ou un enseignant. Je me rappelle d’une personne qui nous semblait un peu raide. Nous arrivions en cours même un peu stressés. Et puis, lors d’un travail en collaboration avec des universités européennes, nous avons perçu toute la qualité et l’exigence de préparation des travaux menés avec cet enseignant. Nous étions dix fois plus prêts que les étudiants des autres sites. Nous lui avons fait une sacré fête à la fin du cursus de formation !

Et puis, des surprises de taille ! On se surprend à envoyer des fusées en papier dans la salle de classe en présence d’une personne intervenant occasionnel ! Au bout d’une vingtaine de minutes, la salle s’est transformée en base spatiale avec des départs de fusées dans tous les sens.

Ce comportement un peu ridicule de notre part m’a fait prendre conscience qu’il existe des constantes sans lesquelles l’enseignement et l’apprentissage ne peuvent pas se réaliser.

Par exemple la façon dont la personne se présente au groupe, sa tenue, le ton de sa voix, la cohérence de son discours, la qualité des documents distribués, …

Jack, formateur occasionnel.

A suivre …

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Technoenligne.fr, suite ! – www.technoenligne.fr

L’activité pédagogique sur le site collaboratif (voir page 9) a connu des heures difficiles au niveau technique.

J’ai été confronté à un parc informatique très déséquilibré : des machines récentes, fiables, rapides et d’autres (la moitié) obsolètes. Avec encore 512 Mo de mémoire vive pour les puristes !

Les adolescents ne sont pas des modèles de patience et si le fichier ne se dépose pas assez vite sur la plateforme, ils fustigent rapidement la terre entière. Surtout si leur ordinateur plante au moment de la gestion du fichier.

Et puis, il y avait un souci de débit. Celui-ci touchait souvent le niveau zéro octet à certains moments de la journée.

Heureusement, avec l’aide d’un service d’assistance du rectorat, les choses se sont améliorées pas à pas.

A un moment donné, quinze jours après le lancement de mon espace collaboratif, j’ai songé à suspendre ou annuler ce projet. Je craignais que les soucis machines et qualité du débit ne mettent en péril mon initiative pédagogique et qu’elle soit complètement contre–productive. J’ai eu chaud !

Si l’on utilise au quotidien le numérique dans l’action pédagogique, il est ainsi impératif que les conditions techniques et matérielles soient au rendez-vous. D’où la nécessité pour le formateur, l’enseignant, de bien faire un état des lieux technique pour se lancer dans de bonnes conditions.

L’informatique pédagogique dans un établissement (de la maternelle à l’université) est le fruit d’une organisation complexe qui concerne de nombreux acteurs. Si la politique des équipements et de la connexion est bien menée, c’est un bon point pour la réussite des initiatives pédagogiques des enseignants.

On pourrait faire un parallèle avec le tableau à craie : si le tableau est propre, si les craies de différentes couleurs sont à disposition dans une boîte, s’il y a une éponge dans un seau, l’enseignant pourra écrire au tableau de façon lisible.

Quand je suis arrivé comme enseignant dans mon université (2010), j’ai trouvé des salles très bien équipées, un espace numérique de travail performant, un débit inespéré, un service d’assistance au top !

Jack, formateur occasionnel.

A suivre …

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Copie d’écran de la page d’accueil du site – Cliquer pour accéder

Avant l’arrivée des ENT (Espaces Numériques de Travail), mon établissement scolaire de l’époque (2009) disposait d’un réseau en intranet.

Je devais être dans l’établissement pour déposer les fichiers utiles à mes élèves. Impossible ainsi de travailler depuis mon domicile devant un espresso bien chaud !

Pour les élèves aussi, la connexion ne pouvait se faire quand dans les murs de l’établissement, ce qui interdisait un travail à distance.

Face à cette situation inconfortable, j’ai sollicité l’obtention d’un accès à un site collaboratif hébergé par un service de l’Éducation Nationale basé à Toulouse. Le logiciel utilisé était QuickPlace.

J’ai ainsi créé un compte à tous mes élèves sur cet espace. Ils disposaient tous d’un « lieu » personnel appelé « Salle », visible par défaut par l’élève et le professeur. Cette salle pouvait être ouverte en totalité ou en partie à d’autres élèves dans le cas de travaux collaboratifs.

Je disposais ainsi d’un hébergement officiel estampillé Éducation Nationale, ce qui me semblait plus pertinent qu’un hébergement gratuit quelque peu sauvage…

Toutes les activités pédagogiques que j’ai menées ont fait référence à ce site. Je déposais les consignes de travaux, les ressources utiles, les messages destinés à une classe ou à un individu, les corrections des travaux individuels, …

Les élèves pouvaient personnaliser leur salle, déposer leurs travaux, échanger avec moi ou avec leurs camarades.

J’ai appris à utiliser le forum comme activité pédagogique thématique. La participation des élèves était d’autant plus pertinente que les objectifs du forum étaient clairement définis.

Ce site collaboratif a fait plus que de me mettre le pied à l’étrier du numérique. Au final, ce n’était pas un galop d’essai mais une vraie activité pédagogique dans la vraie vie !

Je vous ai autorisé un accès à certaines informations sans identifiant de connexion à cette adresse : www.technoenligne.fr

Eh oui, j’ai acheté un nom de domaine à cette époque car l’url (l’adresse) du site collaboratif était un roman à elle toute seule !

Jack, formateur occasionnel.

A suivre …

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blogue

Paternité Certains droits réservés par GotCredit

De formation littéraire, j’ai toujours aimé écrire. Le journal de quartier a été pendant plusieurs années mon lieu d’écriture privilégié. Le nombre de lecteurs était limité aux boîtes aux lettres du quartier où j’habitais.

La venue d’Internet a révolutionné mon écriture. J’ai tout de suite été séduit par le blog ou blogue en version francisée.

Une grande facilité pour écrire, ajouter, modifier, supprimer des articles ou billets. Les classer, leur attribuer des mots clés, gérer des catégories, autoriser des commentaires, … Et puis l’insertion aisée d’images, de vidéos !

Pas à pas, ce média est devenu mon lieu quasi quotidien d’écriture.

Au départ, j’ai fait un mauvais choix d’hébergeur. Je me suis trouvé à cohabiter avec des articles qui n’avaient pas grand-chose à voir avec l’écriture… Au moment de changer d’hébergement, j’ai eu la surprise de m’apercevoir qu’aucune sauvegarde n’allait m’être fournie. J’ai fait du copier-coller d’une centaine de billets pour les déposer sur mon nouveau blogue hébergé chez mon nouveau prestataire. Un travail de galérien !

Ce prestataire inclut le blogue dans la panoplie d’outils autorisés par l’abonnement que j’ai choisi. Il est sans publicité ce qui est un avantage essentiel. Des sauvegardes, auxquelles j’ai accès, sont faites chaque jour.

Je vois le blogue surtout comme un outil réflexif. Réflexion quotidienne sur l’action que je mène dans le domaine de la formation ouverte et à distance, résumé d’articles ou d’ouvrages, réflexions suite à une formation menée récemment, …

Vous pouvez accéder à ce blogue à l’adresse suivante :

Lien : www.jacques-cartier.fr/blogue.

Le blogue peut servir aussi dans le cadre d’une formation. Il contient les consignes des activités à mener par les participants, les ressources utiles aux travaux à réaliser. Si, par exemple, vous ne disposez pas d’une plateforme de formation, l’outil peut vous être d’une grande utilité.

Dans le cadre d’une formation au C2i2e (Certificat Informatique et Internet de l’enseignement supérieur niveau 2 Enseignant), j’ai utilisé le blogue suivant hébergé par un prestataire spécialisé en pédagogie que je vous recommande :

Lien : http://lewebpedagogique.com/prepac2i2e/.

Jack, formateur occasionnel.

A suivre …

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https://pixabay.com/fr/tuteur-entra%C3%AEneur-enseignant-407361/ en CCO

Nous avons eu un regroupement de formateurs d’une journée pour évoquer le suivi des apprenants. Le tour de table a révélé des pratiques très disparates.

Certains se rendent disponibles quasiment 24 heures sur 24 même le week-end. Un consensus s’établit très vite dans le groupe pour dire que ce n’est pas possible d’assumer un tel niveau d’accompagnement. Pour le formateur mais aussi pour l’apprenant qui risque de se sentir pisté, presque harcelé.

D’autres attendent de voir venir en quelque sorte. Là aussi le groupe s’entend pour dire que ce n’est pas satisfaisant, qu’il faut quand même aller au-devant des apprenants. J’ai lu récemment que l’on parte de tutorat réactif et de tutorat proactif.

Notre formateur du jour nous aide à réfléchir à la posture que nous pouvons avoir. Les échanges sont riches, parfois un peu rugueux, comme toujours entre pédagogues !

À l’issue de cette discussion, on nous invite par petits groupes à réfléchir à la rédaction d’une charte du tuteur. Nous consacrons une bonne heure à ce travail.

Chaque groupe évoque un tutorat proactif : ça signifie qu’il est important d’aller au-devant des apprenants lorsque cela semble utile. Les traces qu’ils laissent sur la plateforme collaborative sont un bon indice pour déclencher ou non un message, une relance. Par exemple, si Pierre ne s’est pas connecté depuis une semaine, c’est le moment de lui envoyer un courriel lui demandant si tout va bien, si le travail et la vie de famille l’empêchent pour le moment de gérer sa formation.

Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il faut « soigner » ce type de message. Les mots employés doivent encourager la personne à se remettre à la tâche, donner des pistes pour avancer. On ne doit pas oublier que l’on a affaire à des adultes !

Le formateur a pris note des écrits de chaque groupe, il proposera sous quelques jours un document de travail intitulé « Charte du tuteur » (pour nous) et un second « Charte du suivi de la formation » (pour les apprenants). Ces deux documents, après relecture par le groupe, seront édités officiellement et déposés sur la plateforme.

Voici le premier jet de la charte du tuteur : http://www.jacques-cartier.fr/roman/docs/charte_tutorat.pdf

J’ai le sentiment qu’après cela, les collègues qui se sentaient dévalorisés par le vocable « tuteur » sont plus à l’aise, qu’ils perçoivent qu’il s’agit d’une nouvelle professionnalité qui fait partie intégrante de leur rôle de formateur.

Jack, formateur occasionnel.

A suivre …

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tuteur

Paternité Certains droits réservés par algogenius

Le dispositif FODAD est en place. Plusieurs académies commencent à l’utiliser.

Mais des questions se posent, des remarques remontent très vite aux responsables de la mise en route.

Les formateurs sont les premiers à « remuer ». D’une pratique solitaire dans une salle, il leur est demandé de passer à une activité dénommée hybride, incluant de la présence et de la distance. Que vont-ils faire à distance ?

Certains ne sont pas à l’aise avec les outils informatiques et le monde de l’Internet. Ils ont peur de ne pas savoir faire.

Certains formateurs (beaucoup) rechignent à utiliser des ressources dont ils ne sont pas les auteurs. Ils sont très jaloux de leurs contenus.

De plus, ils ne se voient pas accompagner les apprenants. On leur a parlé de « tutorat ». Certains refusent d’être qualifiés de formateurs-tuteurs, ils trouvent que cela diminue leur image, leur professionnalité. Le rôle de tuteur leur semble être un sous-produit de la formation. À leur décharge, les premières propositions de financement de leur tutorat (tarif horaire) avoisinaient le montant d’une heure de ménage !

Les apprenants ne sont pas les derniers à s’exprimer. Une apprenante déclare :

« Mais, monsieur, la formation, c’est dans une salle avec un formateur qui vous dit ce qu’il faut faire ! »

On aurait tort de balayer d’un revers de main toutes ces remontées. A priori, on ne peut pas passer d’un dispositif traditionnel (en présence) à de la distance, sans former les personnes à son usage. Sur les aspects techniques certes (manipulation des outils informatiques, utilisation du site collaboratif), mais aussi sur les aspects pédagogiques, sur le passage d’un mode transmissif à un mode collaboratif, sur la différence entre enseignement et apprentissage…

Bon, je crois que je vais bientôt recevoir une convocation à participer à un stage de formateurs sur ces thématiques. J’espère que ça ne va pas voler trop haut et que nous aurons un formateur qui soit aussi une femme ou un homme de terrain. Il nous faudra du concret.

Jack, formateur occasionnel.

A suivre …

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fodad

La structure de FODAD en 2001 – Jacques Cartier

Nous nous sommes réunis dans le cadre du dispositif national dont je vous ai parlé en page 3.

Nous avons inventé un acronyme pour qualifier notre dispositif : FODAD (Formation Ouverte et à Distance pour les métiers de l’ADministration.

Fodad concerne la préparation à deux concours administratifs (Adjoint administratif, SASU – Secrétaire d’Administration Scolaire et Universitaire) et l’entrée dans la profession de gestionnaire d’établissement scolaire.

Nous avons imaginé une sorte de galaxie de sites collaboratifs pour organiser tout cela.

FODAD.ORG : c’est le portail national qui permet de cibler sur l’académie dans laquelle la personne (apprenant, formateur) travaille ;

FODAD-DOCUMENTS : c’est le site collaboratif sur lequel nous déposons les contenus de formation. À l’échelon national, les formateurs déposent les contenus validés en réunion plénière. La modification, l’ajout, la suppression s’appliquent ainsi instantanément pour tous les utilisateurs nationaux ;

FODAD-AGORA : c’est le site collaboratif de l’équipe nationale FODAD sur laquelle tous les membres du projet échangent, organisent les regroupements présentiels et distanciels.

PORTAIL ACADÉMIQUE : chaque académie dispose de son propre portail et de ses sites dédiés aux trois formations. Elle est autonome dans la gestion de ses formations, elle utilise tout ou partie des ressources mutualisées dans Fodad-documents.

J’ai été étonné de l’imagination des collègues et de nos « coachs » (il faudrait peut-être dire « mentors ») pour, à partir d’une plateforme collaborative « toute simple » (QuickPlace), imaginer un dispositif qui touche une quinzaine d’académies. On est plus intelligent à plusieurs, la somme des intelligences du groupe est plus grande que la somme des intelligences individuelles ! Bien dit !

Nos encadrants ont perçu que je mordais à l’hameçon de la gestion d’un espace collaboratif. Ils m’intègrent dans l’équipe « système ». Je prends du galon !

Jack, formateur occasionnel.

A suivre …

Lien vers les pages du petit roman : http://jacques-cartier.fr/roman/© 2015 J. CARTIER

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Paternité Certains droits réservés par india7network

L’expérience avec les collègues au niveau national (voir page 3) me pousse à utiliser un espace en ligne. Mais mon organisme actuel n’en possède pas. J’ai regardé les espaces gratuits en ligne, il y en a pléthore. Je ne sais pas pourquoi mais je ne suis pas convaincu par cette solution : chez qui, quelle sécurité, hébergement à l’étranger avec peu ou pas de recours en cas de souci, … Et puis, gratuité, faut-il que je m’attende à être relancé en permanence pour passer à un outil payant ? Bref, je doute…

Après ces réflexions qui m’ont pris une bonne semaine, j’ai opté pour l’achat d’un nom de domaine chez un prestataire de l’Internet. Mon nom est jacques-cartier.fr. Mon site est à cette adresse : www.jacques-cartier.fr . Ça fait chic !

À ce nom de domaine qui me coûte royalement environ 1 euro par mois, j’ai adjoint des services : un site, un blogue et un espace disque pour stocker mes fichiers.

Pour environ 7 euros par mois, je suis chez moi, propriétaire de mon espace Internet. Je me sens tout ébaubi par cette nouvelle identité !

Quelle souplesse de pouvoir déposer mes fichiers en ligne. J’utilise un logiciel gratuit de FPT (File Transfer Protocol) qui me permet de glisser mes fichiers comme sur mon disque dur ou une clé usb. Je crée les dossiers dont j’ai besoin, j’y glisse les fichiers ad hoc.

Lors d’une formation, j’indique l’adresse à laquelle les apprenants peuvent télécharger les ressources utiles. Pour vous donner un exemple, voici le lien vers les articles de mon petit roman : http://www.jacques-cartier.fr/roman/ .

En ce qui concerne le blogue, là aussi je me sens indépendant. Avant, j’étais hébergé chez un prestataire gratuit. Je me suis aperçu que je cohabitais avec des billets très XXXL si vous voyez ce que je veux dire (je ne parle pas de taille de vêtement). Et puis, chaque article était truffé de publicités. Je vous donne l’adresse de mon blogue, si ça vous dit : www.jacques-cartier.fr/blogue .

Je me sens libre pour travailler sereinement de tout endroit connecté à Internet. Je ne sais pas s’il faut que j’en parle au responsable de l’organisme qui m’emploie. Des fois qu’il m’oppose un véto ! D’un autre côté, je ne suis pas un freelance, donc j’ai des comptes à rendre à mon employeur. Bon, je prends le risque, au moins pour un certain temps, d’utiliser mon nom de domaine…

Jack, formateur occasionnel.

A suivre …

© 2015 J. CARTIER

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Par Jacques Cartier – www.jacques-cartier.fr www.espace-formation.eu