Réflexion de rentrée

Publié: 25 août 2009 dans Réflexions
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Photo Jacques Cartier

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Les vacances sont un moment de voyage. On traverse la France dans la journée ou en deux jours si l’on préfère prendre son temps par des chemins vagabonds. Alors on passe par un grand nombre de villages, bourgs et villes.

En faisant un périple aller retour vers la Bretagne, j’ai été interrogé par le nombre de bâtiments liés à l’enseignement. Le nombre d’écoles, de collèges, de lycées, d’institutions éducatives publiques et privées est impressionnant. Un réseau dense de bâtiments couvre tout le territoire.

Cet investissement public et privé est considérable, nécessaire, utile dans un pays attaché à la formation initiale et continue. Mais, à l’heure des réseaux, cette forme d’enseignement en présence pourrait facilement s’adjoindre un enseignement à distance qui viendrait compléter, enrichir, parfois remplacer la présence.

Ce changement de paradigme est techniquement possible avec l’implantation du haut débit qui se généralise. Ce qui manque à l’appel, c’est plutôt le fait de mener une réflexion élargie sur la façon de gérer le distant au quotidien, de changer son fusil d’épaule, de trouver les fils conducteurs qui permettraient le changement.

« … les solutions classiques, concentrées, de l’ère de l’accumulation – très grandes bibliothèques, construction de campus… – atteignent désormais des prix inaccessibles aux communautés démocratiques et ne se perpétuent que dans des environnements ou richissimes ou pharaoniques, alors que les solutions de la distribution n’atteignent jamais le dixième de ces coûts. Nous avons donc les moyens, techniques et financiers, de subvenir aux besoins de formation prioritaires. »

Michel Serres
Cet article ouvre le hors-série du Monde de l’Education, « Apprendre à Distance », sorti en septembre 1998, sous la direction de Michel Serres et Michel Authier.

Médiatisation et médiation

Publié: 9 juillet 2009 dans Réflexions
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Photo Jacques Cartier

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Je mène actuellement un travail de production de cours en ligne. Ce cours sera utilisé en autoformation non tutorée.
En furetant sur Internet, j’ai trouvé une thèse de Joseph Rézeau très intéressante sur ce thème :

« Médiatisation et médiation pédagogique dans un environnement multimédia« .
Elle est en ligne sur : http://tel.archives-ouvertes.fr/edutice-00000222/fr/

Je vous livre ce morceau choisi avec l’accord de l’auteur :

« Pourquoi est-il si difficile de faire une évaluation plus précise du temps de développement d’une séquence d’ALAO ? Précisons tout d’abord que, s’il n’est pas nécessaire de savoir programmer, l’enseignant-concepteur doit tout de même posséder un minimum de culture informatique, ce qui ne s’acquiert pas en « cinq minutes » et pas davantage en « une heure de prise en main » mais en dizaines voire en centaines d’heures de pratique. Ensuite, toute création d’une séquence didactique multimédia suppose que les éléments nécessaires à la création du cours soient disponibles sous une forme numérisée et accessibles d’un simple clic de la souris, ce qui suppose un travail préalable de numérisation du son et de l’image ou encore de saisie de texte. Certes, les outils de numérisation disponibles actuellement (scanner avec logiciel de reconnaissance optique des caractères, carte d’acquisition vidéo, etc.) facilitent ce travail, mais il prend du temps, beaucoup de temps. Encore faut-il rajouter, en amont, le temps de la recherche documentaire. » – p. 333

ALAO : Apprentissage des Langues Assisté par Ordinateur.

 

Outre l’aspect de la technique de fabrication des ressources et des compétences utiles à cela, nous sommes interrogés par la problématique de la place de l’ordinateur dans l’apprentissage. Est-il  tutor / tool / tutee ? (1)

 

Quelle place auront nos apprenants en travaillant sur nos ressources ? Vont-ils apprendre ? La question est centrale et passionnante.

 

Le formateur ne peut certainement pas passer à côté d’une phase de production. Il ne peut se contenter de ressources trop peu médiatisées pour jouer son rôle de médiation.

 

Médiatisation et médiation semblent aller de pair.

 

(1) Modèle de R.P Taylor – Ouvrage : The computer in the school : tutor, tool, tutee.

 

Voir le sens de ces trois mots évoqués par Anna Vetter sur http://www.supportsfoad.com/index.php/articles-foad/34-fondamentaux/55-roles-et-fonctions-de-lordinateur)

Pandémie et foad

Publié: 26 juin 2009 dans Réflexions
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grippe

Des consignes sont données aux établissements scolaires pour maintenir un lien pédagogique dans le cas d’une pandémie grippale.

Le texte officiel du ministère pour ce plan de prévention : http://www.education.gouv.fr/cid23214/menn0800945c.html

Extrait du paragraphe I.7.2 Continuité pédagogique dans l’enseignement scolaire :

« […] il conviendra que les établissements organisent des permanences pédagogiques renforcées. Ce jour là, comme les autres jours de la semaine, la communication avec les élèves se fera par téléphone ou par internet, notamment en utilisant les espaces numériques de travail, lorsqu’ils existent. (mis en gras par mes soins) On veillera à ce que les élèves puissent échanger avec un professeur de chaque discipline afin d’obtenir, s’il en exprime le besoin, des éclaircissements sur les émissions diffusées, des conseils pour mener des travaux personnels complémentaires, des recommandations pour l’audition des émissions à venir… Le maintien de ce lien entre élèves et enseignants d’un même établissement est indispensable à l’efficacité du plan local de continuité. »

Certains établissements ont déjà installé des sites en ligne pour maintenir le contact avec les élèves en plus du plan qui sera mis en place avec le CNDP (Centre National de Documentation Pédagogique) et le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance).

L’Inspecteur d’Académie du Tarn a fait parvenir une circulaire aux établissements qui contient ce paragraphe :

« Ainsi que je vous l’ai déjà indiqué, le lien pédagogique entre les élèves et les enseignants sera maintenu par une organisation au niveau national.

Des émissions de nature pédagogique devraient être diffusées par le ministère de l’éducation nationale au moyen de voies hertziennes. Un projet de convention est actuellement à l’étude avec les grandes chaînes publiques de radio et de télévision.

Ces émissions proviendraient pour l’essentiel des fonds des grands opérateurs comme le CNDP et le CNED.

A votre niveau, il vous est recommandé de rechercher des actions qui complèteraient l’offre nationale en prenant appui sur des réseaux existants (internet, téléphone…), pour favoriser le maintien d’échanges entre les professeurs et les élèves. (mis en gras par mes soins)

Ce lien pédagogique aura pour but de maintenir le goût des études, d’assurer une forme d’entretien scolaire et d’éviter l’ennui aux élèves. Cette offre ne saurait être considérée comme une poursuite des programmes scolaires et ne pourra être prise en compte dans la suite de scolarité des élèves. »

Cette situation d’urgence médicale pousse à se poser la question du lien pédagogique entretenu avec les élèves. L’arrivée de l’ENT (Environnement Numérique de Travail) va créer un lien permanent entre les personnes de la communauté éducative. Donnons quelques exemples : l’élève aura accès à ses travaux, le professeur pourra déposer ses préparations et remplir le cahier de textes de la classe depuis son domicile, les parents auront accès aux informations concernant la scolarité de leurs enfants.

On va ainsi introduire de la formation à distance « sans le savoir », sans connaître même l’acronyme « foad ». Le distant sera présent dans les usages.

C‘est peut-être l’avenir de la formation à distance que de perdre son nom !

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Christelle Guillot est professeur de français. Elle utilise un blogue avec ses élèves intitulé : « Les mots à la bouche« .

Son expérience est très intéressante car elle montre comment un enseignant (non spécialiste Tice) s’empare pas à pas d’un outil asynchrone comme le blogue. De dépôt de document, on  passe à une production écrite des élèves puis à des productions vidéos thématiques. Pas à pas le blogue devient l’outil de l’enseignant et de l’élève.

Christelle Guillot explique sa démarche sur Curiosphère :

 « Le blog, remarquable espace d’écriture collaboratif » 

En formation à distance l’outil blogue est souvent utilisé comme support à la réflexivité de l’apprenant. Une sorte de journal de bord dans lequel il note au jour le jour les faits marquants de sa formation. Cette écriture personnelle peut faire partie du contrat pédagogique au même titre qu’une autre activité en ligne.

lanterne_magique
Lanterne magique : http://www.musee-education.ac-versailles.fr/

Après avoir visité un salon dédié aux ressources numériques qui avait été monté avec un grand soin, je me suis interrogé sur la façon dont sont parfois présentées les ressources numériques.

Lors des démonstrations qui sont faites de ce type de ressources beaucoup de personnes leur attribuent des vertus pédagogiques par défaut. Comme si elles se suffisaient à elles-mêmes pour guider les apprentissages.

On oublie ainsi que la ressource se place dans un scénario pédagogique qui fait appel à elle à un moment précis, pour éclaircir une notion, la commenter par exemple. Elle est choisie par le pédagoque pour sa pertinence dans le contexte de la progression pédagogique envisagée.

J’ai remarqué également qu’il en va de même avec certaines technologies éducatives comme le tableau blanc interactif. Les démonstrations qui sont faites le présentent un peu comme un « pédagoque autonome » qui diffuse l’apprentissage comme par magie.

vase
On se situe dans une dynamique du vase communicant :

On met en avant la technologie, on ouvre le robinet, la tête de l’apprenant se remplit …

Enjeux ?

Publié: 2 juin 2009 dans Réflexions
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Le voilier attend le flot (marée montante) - Photo Jacques Cartier

Le voilier attend le flot (marée montante) - Photo Jacques Cartier

Après une dizaine d’années de travail en formation à distance je me demande si les enjeux ont bien été compris. Peut-être ont-ils été mal expliqués, mal perçus ou pas entendus ? Car la formation tout au long de la vie n’est pas un slogan creux, c’est une réalité.

Michel Serres écrivait (déjà) en 1998 (1) :

« …Dans les pays riches ou pauvres, les besoins, en matière de formation, croissent sans arrêt, ainsi que les investissements nécessaires pour les satisfaire, alors que les sources de financement, publiques ou privées, ont atteint depuis longtemps le plafond supportable. D’autre part, comme il arrive toujours aux techniques surannées, où l’on peut injecter des milliards sans faire avancer d’un pouce leur productivité, assassinée par les rendements décroissants, les solutions classiques, concentrées, de l’ère de l’accumulation – très grandes bibliothèques, construction de campus… – atteignent désormais des prix inaccessibles aux communautés démocratiques et ne se perpétuent que dans des environnements ou richissimes ou pharaoniques, alors que les solutions de la distribution n’atteignent jamais le dixième de ces coûts. Nous avons donc les moyens, techniques et financiers de subvenir aux besoins de formation prioritaires. « 

Il semble que nous continuions à faire « comme si« , comme si nous pouvions assumer la formation en grand nombre de façon classique en réunissant les personnes en un même lieu, à la même heure, pour faire la même chose.

Comme si en dehors de ce paradigme il n’y avait pas de solution alternative. Mais les possibilités sont là, nous les avons devant nous …

Combien de temps faudra-t-il attendre que le flot (marée montante) touche les organismes de formation alors que le cycle des marées est de 6 heures ?

(1) Cet article ouvre le hors-série du Monde de l’Education, « Apprendre à Distance », sorti en septembre 1998, sous la direction de Michel Serres et Michel Authier; Michel Serres est philosophe, fondateur et membre du conseil d’administration de Trivium.

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Eleves en travail de groupe - Photo Jacques Cartier

L’expression « travail collaboratif » est sur toutes les bouches, en formation à distance mais aussi en formation présentielle.

Le fait de demander aux apprenants de travailler en groupe semble évidente. Nous avons tous, lors de notre scolarité, travaillé à 3 ou 4 dans la salle de classe pour préparer un panneau d’informations par exemple.

Mais est-ce que le fait de travailler selon cette modalité est, par essence, source de réussite ? 

Parle t’on de réussite dans le sens d’une amélioration des rapports entre les personnes ou d’un « effet groupe » favorable à l’apprentissage ? Cette alchimie se réalise t’elle tout le temps ?

La dérive possible du travail collaboratif est de s’arc-bouter sur la production à réaliser et de concentrer toutes les énergies à sa réalisation. De ce fait l’apprentissage risque de passer à la trappe. Nous parlons d’appprentissage individuel car il ne faudrait pas oublier que le but du travail en groupe est l’apprentissage de l’individu. Celui-ci doit acquérir des compétences qu’il n’a pas.

« Quand il s’agit d’élèves dans une classe de sixième, il convient de faire apprendre l’orthographe à l’élève qui ne la maîtrise pas, de faire dessiner l’élève qui ne sait pas tenir un crayon, de rendre imaginatif celui qui ne fait que répéter des clichés, d’aider à devenir rigoureux celui qui manque de logique, etc. » (1).

Le groupe participe « comme source d’information, comme agent de motivation, comme moyen d’entraide et de soutien mutuel et comme lieu privilégié d’interaction pour la construction collective des connaissances. » (2)

L’évaluation des apprentissages réalisés doit être faite sur les acquisitions individuelles que le groupe aura permis de faciliter.

Lancer une activité collaborative en ligne ne se résume pas à simplement préparer un espace de travail sur la plate-forme et à l’envoi d’une consigne aux apprenants… C’est un peu plus complexe !

(1) Meirieu, P, 1997, Groupes et apprentissages, Paris : revue Connexions n° 68.

(2) Henri, F, Lundgren-Cayrol, K, 2001, Apprentissage collaboratif à distance, Québec : Presses de l’Université du Québec. – Page 42

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Le pédagogue, pour Philippe Meirieu, est un chercheur. Il n’a pas une attitude dogmatique par rapport au savoir, il le ré-explore en permanence. Il cherche à donner à l’apprenant le maximum de chance pour comprendre. Il utilise pour cela des méthodes variées, inductives et déductives, le travail de groupe, des manuels, des activités ludiques, … Son métier se renouvelle ainsi sans cesse.

Pour cela il doit donner des prises à l’apprenant (au sens de l’escalade) pour qu’il puisse esclader le mur, lui fournir des outils, un regard de confiance qui tolère l’erreur, créer un espace et des situations qui autorisent l’apprenant à apprendre par lui-même. Et puis, il le suit dans ses apprentissages, lui fournit des rétroactions sur la qualité de ses productions. Il joue un rôle d’entraîneur.

« L’autre apprend par lui-même, mais il ne peut pas le faire sans moi »

Nous ne sommes pas très loin de l’activité du tuteur sur une plate-forme !

Pour écouter la vidéo de Philippe Meirieu (Site Curiosphere : http://www.curiosphere.tv/)

>>>>>>>>>>>>>> Visionner la vidéo sur le site Curiosphere >>>>>>>>>>>>>>

Injonction paradoxale

Publié: 6 avril 2009 dans Réflexions
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points_cardinauxDans l’encyclopédie Wikipédia on peut lire la définition de l’injonction paradoxale :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Double_contrainte

« La double contrainte exprime deux contraintes qui s’opposent : l’obligation de chacune contenant une interdiction de l’autre, ce qui rend la situation à priori insoluble… »

Dans le domaine des Tice, en ce moment dans le monde de l’éducation, on assiste à une réduction importante des moyens humains dédiés au développement des usages.

Mais d’un autre côté, les injonctions sociétales et institutionnelles sont très prégnantes.

Il ne fait pas bon être au milieu de ces tirs croisés, on subit de plein fouet l’injonction paradoxale …

Les lignes suivantes de Monique Linard (1) sont explicites :

« Sois autonome, mais surtout ne le sois pas et n’en demande pas les moyens ». Cette injonction paradoxale, couramment pratiquée dans les lieux de travail et de formation, est un facteur pathogène reconnu depuis longtemps dans les relations familiales (Watzlawick et al., 1972). Aggravée par un usage suspicieux, répressif ou étroitement taylorien des TIC, l’injonction paradoxale multiplie les contradictions insolubles. Elle est un facteur majeur de stress et de souffrance individuelle, de tensions sociales et de dysfonctionnements contre-productifs dans les entreprises. Elle contribue à accentuer la désaffection envers le travail et sa dévalorisation en faisant des TIC un usage négatif de leurs potentiels (Adès & Dambert, 2002 ; Dejours, 1998 ; Seryeix, 2002 ; Thévenet, 2001 ; Vandramain & Valenduc, 2000). Elle est le piège dans lequel la société informationnelle peut se pousser elle-même si elle ne propose pas d’issue correcte aux contradictions entraînées par ses exigences d’autonomie.

 

(1) http://edutice.archives-ouvertes.fr/docs/00/00/17/80/RTF/Linard2002.rtf

 

Photo Jacques Cartier

Photo Jacques Cartier

Les apprenants qui commencent une formation à distance ne partent pas du même pied. Ils ont en fait une connaissance des TIC et de la manipluation d’un ordinateur et de ses périphériques qui est le plus souvent très variable d’un individu à un autre.

Le fait également d’être ou non équipé chez soi et connecté peut créer un déséquilibre de fond.

Or il semble que la tendance serait à penser que tout le monde possède un niveau satisfaisant dans les usages. Comme si chacun avait appris par l’usage sans apprentissage formel, comme si les compétences initiales étaient partagées par toutes et tous.

Aussi est-il  important de passer par une phase de positionnement en amont de la formation pour vérifier si les compétences de base (que l’on pourrait qualifier « d’amorçage ») sont bien présentes chez les apprenants. Si ce n’est pas le cas pour tout le monde, que faire ? Proposer à la personne de remettre à plus tard, offrir un module de « rattrapage » ?

Le tuteur peut être d’une aide précieuse dans son rôle d’assistant technique, mais il ne peut pas réaliser une formation intiale.

Les différentes attestations et certifications (B2i, B2i adulte, C2i, PCIE) sont garantes de l’acquisition des savoirs évoqués. Les différentes étapes (B2i : école primaire, collège, lycée – B2i adulte en formation continue – C2i à l’université – PCIE en entreprise) sont essentielles pour que chacune et chacun puisse dérouler sa formation tout au long de la vie.

Remarque : dans un prochain billet nous reviendrons sur les compétences attestées par ces différentes attestations et certifications car elles semblent mélanger savoirs, savoir-faire et savoir-être (parfois savoir-devenir) ce qui rend leur évaluation assez confuse à mener.

B2i : Brevet Informatique et Internet
En ligne : http://eduscol.education.fr/D0053/accueil.htm

C2i
: Certificat Informatique et Internet (niveau 1, enseignant, métiers du droit, métiers de la santé, métiers de l’ingénieur, métiers de  l’environnement et de l’aménagement durables)
En ligne : http://www2.c2i.education.fr/
Pcie : Passeport de Compétences Informatique Européen – ECDL : European Computer Driving Licence
En ligne : http://www.pcie.tm.fr/