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Photo par Jacques Cartier

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« Dérapé ! La grand-voile et le génois sont bordés pas à pas au winch. Le voilier quitte le mouillage bâbord amures, au près bon plein. Nous reprenons du hale-bas de bôme, choquons un peu de grand-voile et nous voilà faisant route au 180. Le vent est établi à force 3 ce qui nous donne facilement un 6 nœuds. Les écoutes sont lovées dans le cockpit, les pare-battages rangés. Nous lofons un peu pour faire route sur un amer qui va nous permettre de faire du homing. Nous pourrons alors abattre en grand, peut-être en empannant, si le vent et la mer le permettent. J’apprécie ce nouveau bateau sans bastaques, virements et empannages sont plus simples à manier. Il est ardent, le barreur est vigilant pour ne faire finir bout au vent… »

Je suis un passionné de voile. Ce paragraphe est parlant pour moi et me rappelle de nombreuses situations vécues en croisières à la voile et sur mon voilier actuel « Pen Guen ». Mais, vous n’êtes pas marin, vous avez d’autres passions. Ce paragraphe est certainement « du chinois » pour vous. Il y a un nombre important de mots que vous ne connaissez pas !

En va-t-il de même avec l’utilisation du numérique dans la pratique du formateur ? Je fais un test :

« Tu te connectes avec Firefox de préférence. Si tu es dans l’établissement de formation Untel, vérifie tes réglages car il y a un proxy et je ne suis pas sûr qu’il soit en DHCP. Leur plateforme est Moodle en version 2.7. Tu devrais avoir le statut « enseignant » dans le cours. C’est conseillé de déposer les fichiers en .ODT, .DOCX et .PDF.

Si tu scénarises un peu plus avant, la plateforme accepte le format SCORM 1.2. Ce sera simple pour toi de déposer l’archive .ZIP. L’accès à tes parcours sera parfois lent car la bande passante n’est pas terrible. Les apprenants ont tous un login et un password (connexion SSL) fourni par l’ENT de la maison… »

Pour que le formateur entre dans une dynamique de l’utilisation du numérique, quelles sont les compétences de départ nécessaires ?

Doit-il être un utilisateur quotidien de son ordinateur ? Utiliser la messagerie, naviguer sur la Toile, gérer son compte en banque, acheter en ligne, communiquer en synchrone. Doit-il être compétent dans l’utilisation de logiciels, comme une suite bureautique par exemple ?

On peut parler de « Littératie numérique ». Pour fouiller cette notion complexe, je vous renvoie sur le site canadien « HabiloMédias » (Le centre canadien d’éducation aux médias et de littératie numérique) à l’adresse suivante :

· http://habilomedias.ca/principes-fondamentaux/quest-ce-que-leducation-aux-medias.

Je participe en ce moment à une recherche franco-canadienne qui vise à comprendre le continuum de compétences numériques et les pratiques qui favorisent leur développement dans différents milieux éducatifs, familles, communautés, secteur économique et autres.

Une présentation de ces travaux sera faite au 3e colloque international en éducation « Enjeux actuels et futurs de la formation et profession enseignante » qui se déroulera les 5 et 6 mai 2016 à Montréal. (http://colloque2016.crifpe.ca/)

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

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Image en domaine Public sur Pixabay

Dans certains lieux, je sens un hiatus entre l’organisme de formation et son pôle de formateurs. C’est l’introduction du numérique qui, je crois, fait surgir une tension profonde. (voir page 31)

Souvent les formateurs (particulièrement les occasionnels) sont sur le terrain au quotidien, loin de leur base organisationnelle. Ils travaillent ainsi en solo, faisant au mieux. Ce mode de travail peut se transformer en grande solitude, car il n’existe pas vraiment de formation continue du formateur organisée par l’organisme de tutelle.

L’introduction inévitable du numérique dans la pratique pousse les organismes à reprendre contact avec leurs formateurs pour les inviter à modifier leur habitus. Mais la distance qui s’est installée, parfois depuis des années, n’est pas aisée à combler.

Il faudrait, en un ou plusieurs jours de regroupement, que tout soit solutionné :

· utiliser le numérique en formation ;

· travailler en modalité hybride (présence / distance) ;

· concevoir, scénariser des parcours de formation et les déposer sur une plateforme ;

· communiquer de plus en plus en modalité synchrone (classe virtuelle) ;

· être bien au fait de la problématique du droit d’auteur pour utiliser des ressources en toute légalité ;

·

Le chemin à parcourir est long, c’est une nouvelle professionnalité qui se fait jour. L’organisme de formation doit ainsi échafauder un plan de formation de ses formateurs qui ne peut pas se résumer à un regroupement d’une journée.

Certains proposent une formation au C2i2e (Certificat Informatique et Internet niveau 2 enseignant / formateur). Cela me semble une bonne stratégie : le formateur se forme selon un référentiel national structuré, très axé sur l’utilisation pédagogique du numérique. Il obtient une certification nationale de niveau master 2 qui renforce sa professionnalité.

Ci-dessous un extrait du référentiel (domaine B2) :

B2 Conception et préparation de contenus d’enseignement et de situations d’apprentissage

– B21. Identifier les situations d’apprentissage propices à l’utilisation des TICE.

– B22. Concevoir des situations d’apprentissage et d’évaluation mettant en œuvre des logiciels généraux ou spécifiques à la discipline, au domaine et niveau d’enseignement.

– B23. Concevoir des situations d’apprentissage et d’évaluation mettant en œuvre des démarches de recherche d’information.

– B24. Préparer des ressources adaptées à la diversité des publics et des situations pédagogiques :

> en opérant des choix entre les supports et médias utilisables

> en respectant les règles de la communication.

– B25. Concevoir des situations ou dispositifs de formation introduisant de la mise à distance.

Cette formation s’étale sur plusieurs mois. Elle nécessite un investissement important du formateur postulant. Il doit produire des situations d’apprentissage utilisant le numérique, les déposer sur une plateforme de validation d’une Université reconnue comme Centre de Certification. (Exemple : Centre de certification de l’Université de Franche-Comté)

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

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PaternitéPas d'utilisation commercialePas de modification Certains droits réservés par regard 1400

Depuis plusieurs mois, il m’est demandé d’intervenir en formation de formateurs. À chaque fois, les contenus sont axés sur l’introduction du numérique dans la pratique des personnes présentes.

L’organisme employeur pousse ses troupes à utiliser la plateforme dont il dispose. Celle-ci est parfois ouverte depuis longtemps, mais les usages font défaut. Comme si, aujourd’hui, le numérique était devenu essentiel à la vie (la survie ?) de l’organisme. Les appels d’offres sur lesquels il se positionne font de plus en plus référence à la formation à distance. Le contexte touche à l’hybridité. Il faut inclure du distant dans la formation.

Et puis, plusieurs de mes formations portent sur l’utilisation du synchrone. La classe virtuelle est vue comme incontournable par les responsables. L’utilisation au quotidien de logiciels de communication comme Skype y est pour quelque chose. Tout un chacun discute avec ses amis, ses enfants et petits-enfants grâce à la webcam et le micro intégrés à l’ordinateur ou au smartphone. Cela donne des réflexes qui se reportent dans le monde de la formation.

Je commence souvent par un remue-méninge pour que les personnes évoquent leurs préoccupations par rapport à l’utilisation du numérique dans leur métier. Les réactions sont souvent :

· « Faut y aller ! »

· « C’est dans l’air du temps ! »

Je ne suis plus confronté à des réactions parfois violentes, surtout avec des personnes qui gèrent de l’humain et qui ont l’impression que la technologie tue la relation.

Mon dernier public fait partie de cette catégorie. Personne n’a contesté le fait de communiquer ainsi. Cela semble naturel. Mais avec une exigence de qualité.

Néanmoins, les organismes de formation vont vite en besogne. Ils demandent à leurs formateurs d’utiliser une plateforme asynchrone, de scénariser un minimum les contenus déposés, d’utiliser également la classe virtuelle en complément de l’asynchrone. Le saut est quand même important, surtout si aucun accompagnement spécifique n’est prévu. Ça fait un peu saut à l’élastique !

Et puis, souvent, les aspects financiers sont un peu éludés. Quid du paiement lié à la mise en ligne des contenus ? Quid de la rétribution de l’accompagnement ?

Cette nouvelle pratique pose crûment le problème du droit d’auteur. Le dépôt sur une plateforme se voit ! Le formateur n’est plus isolé dans sa salle. L’organisme de formation se doit d’afficher une politique claire quant au droit d’auteur. Le formateur cède-t-il son droit patrimonial, doit-il utiliser uniquement des ressources libres de droits ? Est-il au courant du comment faire ?

Existe-t-il une charte spécifique que tous les intéressés signent en amont de la production des ressources ?

Hum !!! …

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

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Paternité Certains droits réservés par Wonderlane

La page 29 est consacrée à des morceaux choisis rédigés par une apprenante concernant le travail collaboratif. Cette nouvelle page me permet de faire quelques commentaires et de vous inviter à lire un article plus élaboré écrit par Thierry Chanier et moi-même sur les objectifs de cette formation intitulée « INTI ».

Nous avons mis en place cette formation en veillant à créer des groupes à publics mélangés : des étudiants du master foad et des enseignants de l’organisme de formation de l’académie où je travaillais. C’était un peu risqué, car des communautés d’origines différentes peuvent ne pas trouver de terrain d’entente suffisant pour mener à bien une tâche commune. Nous comptions sur la présence du tuteur pour créer une dynamique de fusion.

Comme cette formation se déroulait entièrement à distance, le synchrone a été beaucoup utilisé pour que chaque groupe apprenne à se connaître, se fédère, organise son projet et le publie. Cela sous l’animation au plus près d’un tuteur dédié. À cette époque (2005/2006), la technologie synchrone n’était pas exempte de soucis techniques. Néanmoins, les groupes ont réussi à trouver les solutions pour pallier ces problèmes.

Il est intéressant de noter que les participants sont passés par différents types de tâches : individuelles, coopératives et collaboratives. Les enseignants présents ont indiqué que, dans leur pratique au quotidien, le travail est surtout individuel. Ils ont apprécié le travail en collaboration qui leur ouvrait des perspectives dans leur établissement d’origine, avec leurs collègues mais aussi leurs élèves.

Le rôle du tuteur est mis en avant à maintes reprises par tous les groupes concernés par la formation. Sa présence semble essentielle à la bonne entente dans le groupe, à la gestion du projet. Il est gardien du temps, du respect des objectifs, de la qualité des échanges.

Le fait que chaque groupe présente un projet finalisé en fin de formation contribue fortement à la vie de cette petite communauté d’apprentissage. L’apprenante évoque une « œuvre commune » réalisée par son groupe. Elle en est même très fière. Elle emploie cette expression : « Le résultat était beau à voir ».

Ce que nous avons appelé « Retour réflexif » semble avoir séduit cette personne. Elle termine la formation en ayant « réfléchi sur », ce qui lui donne des idées nouvelles pour assumer ses responsabilités professionnelles. Elle anime un collectif de formateurs avec lequel elle va introduire l’utilisation de travail collaboratif.

Pour Thierry Chanier et moi, cette formation a été l’occasion de publier un article dans le Revue Internationale en Pédagogie Universitaire en 2006. En lisant ce document, vous pourrez mieux percevoir les intentions qui ont été les nôtres en mettant sur pied cette formation.

« Saisissant l’occasion offerte par de récentes politiques éducatives qui orientent la formation des enseignants vers le travail collectif en réseaux, nous abordons ici la délicate question de l’association entre pratique réflexive et participation à des communautés de pratique en ligne. Motivés par le développement professionnel de l’enseignant, nous montrons l’intérêt de concevoir des formations qui ont pour enjeux d’être un terreau favorisant l’émergence de communautés de pratique en ligne et d’ouvrir les praticiens à de nouvelles postures pédagogiques. »

Adresse de l’article pour le télécharger : http://www.ritpu.org/IMG/pdf/cartier.pdf

Adresse de la Revue Internationale en Pédagogie Universitaire : http://www.ritpu.org/

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

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© 2015 J. CARTIER

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Paternité Certains droits réservés par amslerPIX

La pratique pédagogique est très souvent un acte solitaire. Une classe, un jour, une heure, un adulte, un public de la maternelle à l’université (au troisième âge). Difficile de sortir de ce cercle dans lequel on peut s’enfermer. Sans un retour sur son action, difficile de questionner sa pratique pour la faire bouger. Si ce feedback reste institutionnel, l’inspection par exemple, encore faut-il qu’il soit formatif, pousse à remuer dans les brancards pour remettre en cause des pans de notre pratique. S’il est sanction, alors la coquille d’œuf se referme et la solitude s’intensifie.

Le travail en réseau sur le Toile est un lieu privilégié pour l’enseignant et le formateur. Des liens se tissent nombreux et variés, dans un lieu qui sort des limites géographiques de notre espace euclidien quotidien. On peut saisir cette chance de collaborer, car la mise en avant est moins risquée qu’en présentiel. Les outils de communication peuvent créer une sorte de distance relationnelle qui concourt à plus oser, à plus dire, à mieux exprimer. Dans un forum, on n’est pas en première ligne, « sous le feu de l’ennemi ». On est presque à l’arrière, plus au calme, plus serein pour s’exprimer.

La Toile offre des opportunités plus larges d’expression, car les rencontres sont démultipliées. Les contacts des réseaux sociaux peuvent devenir de vrais amis avec lesquels une grande confiance s’installe.

Le dispositif FODAD, que j’ai déjà évoqué, m’a fait connaitre des formateurs sur la France entière. Ce réseau de personnes a développé une forme d’intelligence collective. Certes, il y a eu des frictions, mais elles ont la plupart du temps débouché sur des plus significatifs dans le domaine du savoir-faire professionnel.

Pour ma part, cette expérience a réinterrogé ma pratique. Je me suis rendu compte que je travaillais pas mal sur le « feeling », campé sur des années de pratique. Le fait d’avoir à écrire les dispositifs de formation hybride avec les collègues a redonné du sens et de la rigueur à mon action. J’ai rédigé clairement les objectifs, les prérequis, les consignes, les modalités d’évaluation,… Bref, je suis revenu sur des fondamentaux que la routine quotidienne avait quelque peu laissé à la porte.

Le mot « routine » est souvent employé de façon péjorative alors que le premier sens vieilli était :

« Connaissance, habileté acquise par l’expérience, la pratique plus que par l’enseignement ou l’étude. »

Le sens plus récent est péjoratif :

« Habitude de penser ou d’agir selon des schémas invariables, en repoussant a priori toute idée de nouveauté et de progrès. »
Dictionnaire TLFI (Trésor de la Langue Française Informatisé) – http://atilf.atilf.fr/

C’est le réseau (le numérique) qui m’a permis d’élargir mon champ d’action, de sortir de « la solitude d’un enseignant de fond ».

Assez frileux pendant longtemps quant à l’utilisation de réseaux sociaux, j’ai compris que leur usage est le sésame qui me permet de rester en éveil, à l’écoute. Et d’être « écouté ».

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

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© 2015 J. CARTIER

Si le Petit roman vous séduit, il est en version compilée à cette adresse :

http://jacques-cartier.fr/roman/petit_roman_formateur_occasionnel.pdf

Bonne lecture !

Jacques Cartier
www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

boy-110762_1920Image en domaine public

J’aime bien fureter sur la Toile à la recherche de rapports concernant les usages du numérique en pédagogie. J’apprends plein de choses sur ce qui se passe ici ou là, dans mon pays et à l’étranger. Une personne, une équipe a mené une enquête, une recherche à partir d’un éventail large d’utilisateurs et rédige ensuite un document très souvent fructueux.

Ce matin, par un lien posté sur Tweeter, j’ai eu accès à un rapport de l’Inspection Générale intitulé « L’utilisation pédagogique des dotations en numérique (équipements et ressources) dans les écoles » publié en juillet 2015 (rapport 2015-070) et téléchargeable à cette adresse :

Lien : http://www.education.gouv.fr/cid95549/rapport-sur-l-utilisation-pedagogique-des-dotations-en-numerique-equipements-et-ressources-dans-les-ecoles-igen.html

En page 5, on est tout de suite dans le bain à la lecture de ce paragraphe :

« Un premier constat s’impose : celui de la faible utilisation des outils numériques dans le quotidien des classes en 2015. La première cause de cette situation est évidemment d’ordre matériel. Dans beaucoup d’écoles, les équipements sont insuffisants et souvent vétustes. Elles disposent, en moyenne, d’un ordinateur récent pour 17 élèves en élémentaire et d’un pour 55 élèves en maternelle. De plus, la répartition de ces équipements est très hétérogène. »

C’est un peu une douche froide qui laisse pantois sur les possibilités que les enseignants du 1er degré ont d’inclure le numérique dans leurs pratiques au quotidien. D’autant plus que le rapport évoque le fait que les enseignants sont très utilisateurs du numérique dans leurs usages personnels pour les préparations de cours, la tenue de leur journal de classe, les évaluations des élèves, l’utilisation du vidéo projecteur, la recherche de ressources sur Internet, …

« Si la présence du numérique est faible dans la classe, les professeurs des écoles sont des utilisateurs du numérique dans leur pratique professionnelle hors de la classe : ils cherchent leur documentation sur Internet, ils organisent, planifient et préparent leur enseignement sur leur ordinateur. Ils gèrent et évaluent leurs élèves en ayant recours à des outils numériques. »

Si la pratique personnelle est aussi développée, il est raisonnable de penser que le pas à franchir pour une plus grande utilisation en classe est accessible. Oui, mais avec aussi peu d’ordinateurs ?

On pourrait rester bloqué sur ces premiers éléments et noircir le tableau. Heureusement, le rapport cite de nombreux exemples d’activités réalisées en classe faisant appel à une utilisation judicieuse du numérique.

Les personnes qui ont rédigé le rapport font six préconisations :

« – faire du numérique une réelle priorité pédagogique ;

garantir sur tout le territoire un équipement de base dans toutes les écoles ;

renforcer le pilotage à tous les niveaux ;

mobiliser les moyens de formation en conciliant l’exigence d’une impulsion forte et la nécessité de réponses différenciées ;

offrir à chaque école un espace numérique de travail répondant aux besoins des maîtres et des élèves ;

donner accès à un ensemble de ressources ouvert et coopératif. »

Je commente le point qui concerne la formation continue : elle se fait, depuis 2013, en partie à distance au-travers du dispositif national M@gistère (https://magistere.education.fr/). Le fait que la formation soit hybride devrait aider les collègues à intensifier l’utilisation du numérique dans leurs classes. Ce point est très lié aussi au fait d’avoir accès à des ressources en ligne de qualité.

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

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Le formateur est appelé à opérer dans un contexte de modalité hybride, distance / présence. Il se trouve ainsi affublé d’une identité numérique (d’identités numériques ?) du fait qu’il doit communiquer avec ses apprenants en utilisant de nombreux outils.

Si on prend le courriel par exemple. C’est un outil du quotidien qui est entré dans la vie de tout le monde. Le formateur doit-il utiliser une adresse spécifique fournie par son organisme de formation, une adresse créée par lui-même dédiée à la formation, son adresse personnelle ? Il a un choix à faire qui définit déjà sa capacité à gérer ses identités numériques.

L’adresse privée n’est pas à conseiller, car les messages liés à la formation vont envahir la sphère personnelle. Le choix d’avoir une adresse institutionnelle (fournie par l’organisme de tutelle) semble la meilleure solution. Attention, néanmoins, à l’utiliser dans le respect de la charte d’utilisation. Les messages personnels sont à éviter même si leur utilisation est autorisée sous réserve d’écrire « Message personnel » dans l’objet du message. Il vaut mieux préférer son webmail à soi pour inviter des copains à une virée moto samedi prochain ! Notre formateur doit ainsi gérer des adresses de courriel différentes ayant chacune un objectif particulier dans un contexte spécifique.

Si le formateur souhaite utiliser un blogue avec ses apprenants, quel prestataire choisir, quels rôles donner aux apprenants sur le blogue ? Ils peuvent être contributeurs par exemple (terme propre au logiciel WordPress). Cela signifie qu’ils écrivent des articles qui sont validés in fine par le formateur pour apparaitre en ligne pour tous les internautes. Le formateur vérifie la teneur des propos et l’usage légal des ressources proposées (textes, images, sons, vidéos, …). Responsable de la création du blogue, il est un journaliste à part entière responsable des contenus et des commentaires.

Le réseau social est un vecteur de communication privilégié. Le formateur doit-il être présent sur Facebook par exemple ? Là encore, avec quelle « casquette », privée ou professionnelle ? Les apprenants doivent-ils visualiser les écrits, les photos, lire les contributions des amis du formateur, … ?

Utilise-t-il un compte Facebook dédié à la formation sur lequel il invite ses apprenants à venir réaliser des activités liées à la formation ? Comment gérer ce compte, le sécuriser pour en limiter l’accès à la communauté d’apprentissage concernée ?

Sur une plateforme de formation, l’environnement est plus bordé. Les personnes ne peuvent entrer dans l’espace que par un identifiant et un mot de passe. Il n’empêche que notre formateur y joue un rôle de communicant. Ses propos se doivent d’être mesurés dans les forums par exemple. Si un message s’adresse à une personne particulière, il privilégiera le courriel. Et puis, il a un rôle de modération des messages des apprenants…

On voit, à travers ces quelques exemples, que le formateur gère plusieurs identités numériques, mais aussi, en quelque sorte, celles de ses apprenants, surtout si ceux-ci n’ont pas encore une idée bien stable de cette problématique.

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

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« En tant que formateur, comment saisir l’opportunité du numérique ? »

C’est le thème que l’on me demande de traiter pour un organisme de formation à Montpellier. (Début octobre 2015).

Je me pose la question de la façon d’évoquer ce vaste sujet en une heure et demie sans laisser les personnes présentes sur leur faim à l’issue de mon intervention. Il me semble ainsi pertinent de leur mettre à disposition un parcours de formation qu’elles pourront réutiliser à leur rythme après cette journée de formation, si les contenus leur semblent pertinents.

Lors du présentiel, je fais une introduction aux notions qui semblent incontournables, je m’appuie sur le parcours que je mets à disposition.

Le public est composé de formateurs occasionnels. Des personnes qui, en fait, interviennent quelques heures ou dizaines d’heures par an comme formatrices. Ce n’est pas leur métier, ce n’est pas non plus leur tasse de thé. Elles sont un peu électrons libres, employées de façon épisodique par l’organisme de formation.

L’organisme, lui, se tourne de plus en plus vers l’utilisation de l’hybride dans ses actions de formations. Il souhaite que les occasionnels introduisent pas à pas du distant dans leurs pratiques. Tout le monde semble un peu gêné aux entournures pour se lancer dans cette nouvelle aventure. Comment former les occasionnels, que leur demander, quel pourcentage de formation mettre à distance ? Les formateurs, eux, se demandent ce que l’on va exiger d’eux, quid des compétences numériques à posséder ? Certains évoquent le fait qu’ils ne sont pas spécialement utilisateurs des technologies.

Il leur est dit qu’il faut changer leur pratique, que le frontal n’est plus de mise, qu’il faut partir des besoins des personnes, qu’il faut leur mettre à disposition en ligne des ressources, …

C’est beaucoup de choses pour un seul homme, comme ça, à chaud. C’est un peu déstabilisant pour le formateur lambda qui n’avait pas eu de journée de formation depuis longtemps ! Le changement proposé est double, car il concerne à la fois la pédagogie et l’utilisation du numérique.

Mais le projet est intéressant pour tout le monde, me semble-t-il. Pour l’organisme de formation qui repense la formation de ses formateurs en faisant évoluer les pratiques vers l’hybride, pour les formateurs qui ont à re-questionner leurs pratiques pour les faire évoluer en introduisant du numérique et de la distance.

Lien vers le parcours mis à disposition : http://www.jacques-cartier.fr/intervention_montpellier/

Ce parcours, comme souvent pour mes productions, est écrit à l’aide du logiciel auteur Exelearning et exporté en site web.

Il est régi par la licence Creative Commons: Licence d’attribution en partage identique et non commercial 4.0.

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

Lien vers les pages du petit roman : http://jacques-cartier.fr/roman/

© 2015 J. CARTIER


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travail_collaboratifPaternité Certains droits réservés par __MaRiNa__

La formation Inti (2005) est l’occasion de faire travailler des étudiants du master IPDOD (Ingénierie Pédagogique dans des Dispositifs Ouverts et à Distance) de l’Université de Franche-Comté avec des enseignants du Rectorat de l’académie de Besançon.

L’expérience Inti vise à mettre les étudiants dans une situation d’« Apprendre en collaborant à distance avec d’autres futurs enseignants/formateurs ».

« Étymologiquement, collaborer (co-labore) signifie travailler ensemble, ce qui implique une notion de buts partagés et une intention explicite d’ajouter de la valeur, de créer quelque chose de nouveau ou de différent par la collaboration, par opposition à l’échange simple d’information ou à la transmission d’instructions » (Kaye, 1992).

Cela suppose deux dimensions importantes : le produit de la collaboration et le processus de collaboration. Pour tirer parti de l’apprentissage réalisé, les étudiants sont amenés à réaliser un retour réflexif sur l’ensemble de leur expérience d’apprentissage.

Cette formation se réalise entièrement à distance. Chaque groupe est composé de 4 à 5 personnes, provenant des 2 institutions, encadrées par un(e) tuteur(trice). Les groupes sont composés sur la base des intérêts pour les thèmes de travail et sur des disponibilités exprimées par les étudiants/stagiaires et les tuteurs.

Chaque étudiant, dans son carnet de bord, indique après chaque session les horaires, le temps passé, ses réflexions sur l’activité menée en groupe. Il tient le comptage du temps passé sur son travail individuel ou collectif dans la formation Inti (y compris, lectures, recherches individuelles, temps de connexion, etc.) et totalise ce temps passé en fin de carnet de bord.

Vous avez toutes les informations utiles dans le document fourni aux participants lors du démarrage de la formation :

Lien : http://www.jacques-cartier.fr/roman/docs/guide_inti.pdf

À la lecture de ce document, il est aisé de se rendre compte qu’un dispositif de ce type nécessite une préparation en amont très rigoureuse. Comme tout se fait à distance, il est nécessaire de tout paramétrer à l’avance pour que chaque participant puisse organiser son travail personnel et son action collaborative tout en poursuivant, qui ses études, qui son travail d’enseignant au quotidien.

Vous remarquez que le synchrone est largement utilisé au-travers de la plateforme Centra. Une petite dizaine de réunions sont prévues. Les apprenants ont la possibilité de créer leurs propres classes virtuelles s’ils en éprouvent le besoin pour gérer leurs projets respectifs.

La plateforme asynchrone est WebCT (utilisée à l’époque par l’université).

Dans une page précédente, j’évoquais les questionnements de la plus-value ou non du numérique dans les apprentissages. Voilà un dispositif qui, me semble-t-il, fait largement appel au numérique et au-travers duquel les apprenants inscrits (et les tuteurs) ont réalisé de multiples apprentissages dans une modalité entièrement distancielle.

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

Lien vers les pages du petit roman : http://jacques-cartier.fr/roman/

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